‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 20 sur 175 · SÉSOSTRIS · texte numérisé non relu

SÉSOSTRIS

Peut quelquefois se laisser enflammer.

La Volupté , plus douce et plus sensible , A plus d'attraits ; l'autre sait mieux aimer. Il faut ,. pour plaire à la fi ère immortelle , Un.^spri* ju$te 7 ub cœur pur et fidèle :

C'est la Sagesse. Et ce brillant séjour Qu'on Tient d'ouvrir , est celui de là Gloire. Le bien qu'on fait y vit dans la mémoire ; Votre beau nom doit y paraître un jour.

Décidez-vous entre ces deux déesses :

Vous ne pouvez les servir à la fois.

Le jeune roi lui dit : J'ai fait mon chofx.

Ce que j'ai vu doit régler mes tendresses.

D'autres voudront les aimer toutes, deux .

L'une un moment pourrait me rendre heureux ; L'autre par moi peut rendre heureux le monde. A la première , av,ec un air galant, H appliqua deux baisers en passant ; Mais il donna son cœur à.la seconde.

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