LE SONGE €REUX
Je veux conter comment la w&L dernière»
D'un vin d'Artois largement abreuvé,
Par passe-temps dans nu» Ut j'ai rêvé*
Que j'étais mort, et ne me trompais guète.
Je vis d'abord notre portier Cer&ère,
De trois gosiers aboyant à la fois.;
Il me fallût traverser. fcr#fe rivière*;
On me montra les trois sœurs iUandières,
Qui font le soldes peuple* et des roi*.
Je fus conduit vers frois jugea soumws
Qu'accompagnaient trois §*#pe$ ejfroyaMes,
Filles d'enfer et geôlières des diabks ;
Car , Dieu merci , toitf se faisait par trop.
Ces lieux d'horreur eftmrtfupfeaien* ma ^uej.
Je frémissais à la som})jre:ét&n4ae
Du vaste abîme où des esprits pervers
Semblaient avoir englouti l'univers.
Je réclamais la clémence infinie
Des puissants Dieux, auteurs de tous les biens;
Je l'accusais, lorsqu'un heureux génie
Me conduisit aux champs élysiens,
Au doux séjour de la paix éternelle ,
Et des plaisirs qui , dit-on , sont nés d'elle.
On me montra , sous des ombrages frais,
Mille héros connus par les bienfaits
Qu'ils ont versés sur la race mortelle,
Et qui pourtant n'existèrent jamais :