‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 27 sur 175 · LE SONGE €REUX · texte numérisé non relu

LE SONGE €REUX

Je veux conter comment la w&L dernière»

D'un vin d'Artois largement abreuvé,

Par passe-temps dans nu» Ut j'ai rêvé*

Que j'étais mort, et ne me trompais guète.

Je vis d'abord notre portier Cer&ère,

De trois gosiers aboyant à la fois.;

Il me fallût traverser. fcr#fe rivière*;

On me montra les trois sœurs iUandières,

Qui font le soldes peuple* et des roi*.

Je fus conduit vers frois jugea soumws

Qu'accompagnaient trois §*#pe$ ejfroyaMes,

Filles d'enfer et geôlières des diabks ;

Car , Dieu merci , toitf se faisait par trop.

Ces lieux d'horreur eftmrtfupfeaien* ma ^uej.

Je frémissais à la som})jre:ét&n4ae

Du vaste abîme où des esprits pervers

Semblaient avoir englouti l'univers.

Je réclamais la clémence infinie

Des puissants Dieux, auteurs de tous les biens;

Je l'accusais, lorsqu'un heureux génie

Me conduisit aux champs élysiens,

Au doux séjour de la paix éternelle ,

Et des plaisirs qui , dit-on , sont nés d'elle.

On me montra , sous des ombrages frais,

Mille héros connus par les bienfaits

Qu'ils ont versés sur la race mortelle,

Et qui pourtant n'existèrent jamais :

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