Pour la Denèle
Quinaut Denèk était dans ce temps-là une assez hpoà* èemédienae, pour .qui principalement Zoraïde avait été faite. Les nom* qui suivent, sont les noms des comédiens de te temps-là.
* Gretset doué du double privilège.
Gres»et, auteur du petit poème de Vert -Vert, d'autres ouvrage* dans ce goût, et de quelques comédies. 11 y a dès vers très heureux dans tout ce qu'il a fait. Il était jésuite quand il fît imprimer son Vert- Vert. Le contraste de son état et des termes de b et f. . . . . qu'on.
Voyait dans ce petit poème , fit un très jgrand éclat dans le monde , et donna à l'auteur une grande réputation. Ce poème n'était fondé à là vérité que sur des plaisanteries de couvent, mais il promettait Beau-' coup ; l'auteur fut obligé dé sortir des jésuites. Il donna la comédie du Méchant, pièce un peu froide, mais dans laquelle il y a des scènes extrêmement bien écrites. Revenu depuis à la dévotion , il fit imprimer une lettre dans laquelle il avertissait le public qu'il ne donnerait plus de comédies, de peur de se damner. 11 pouvait cesser dé travailler pour le théâtre sans lé dire. Si tous ceux qui ne font point de comédies en avertissaient tout le mondé, il y aurait trop d'avertissements imprimée
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Cet avis tu publie Ibt ffet ftfW que n« l'aurait été itAé placé nouvelle^; tant le publie est matin,
9 L'abbé TYubtet, auteur de qttfttf* Mise* d'essais dé Uttdrattn*. Ci sont de ces livres inutiles, où l'on ramasse de prétendus bons mots qu'on a etotfenda dire autrefiMri, des sentence» rebattues, des pensées d'autnû délayés* dans de longues phtnses , de cas livras enfin dont on pourrait faire dotua'totnefe avec k «en) secoues du Fêtant*
*• De ces énergumbtcs. -
D y avait en effet alors, auprès de l'Hôtel de la eotitédle italienne, une maison où s'assemblaient tous les convulsionnaires, et où ils faisaient des miracles. Ils étaient protégés par un président au parlement, nommé du Bois , après l'avoir été par un Carré de Mongeron , conseiller au même parlement. Cette secte de convulsionnaires , celle des moraves , des mcnonistes , des piétistes , font voir comment certaines religions peuvent aisément s'établir dans la populace, et gagner ensuite les classes supérieures. Il y avait alors plus de six mille convulsionnaires à Paris. Plusieurs 4'entre eux Élisaient des choses très extraordinaires. On rôtissait des filles sans que leur peau fut endommagée; on leur donnait des coups de bûches sur l'estomac sans les blesser, et cela s'appelait donner des secours. Il y eut des boiteux qui marchèrent droit , et des sourds qui entendirent. Tous ces miracles commençaient par un psaume qu'on récitait en langue vulgaire ; on était saisi du Saint- Espbit , on prophétisait ; et quiconque dans l'assemblée se serait permis de rire, aurait couru risque d'être lapidé. Ces farces ont duré vingt ans chez les Velches.
* x Maître Abraham , etc.
C'est Abraham Chaumeix, vinaigrier et théologien , dont on a parlé ailleurs.
13 Manon de Lorme, courtisane du temps du cardinal de Richelieu, et qui fit une assez grande fortune avec ce ministre qui était fort généreux.
l3 Par Outrequin , etc.
La mode était alors de se promener en carrosse ou à pied sur les houlevarts de Paris, que M. Outrequin avait soin de foire arroser tous les jours pendant l'été. Les jeunes gens se piquaient d'y faire paraître leurs maîtresses dans les voitures les plus brillantes. On y voyait des filles de l'Opéra couvertes de diamants ; elles renouaient leurs cheveux avec des
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peignes ^ où il y avait autant de diamants que de dents. Les bonlevarts étaient bordés de cafés, de boutiques de marionnettes, de joueurs de gobelets * de danseurs de corde, et de tout ce qui peut amuser la jeunesse.
1 4-Le portier des Chartreux est un livre qui n'est pas de la morale la plus austère. On y trouve un portrait de l'abbé Desfontaine*, plus hardi que tous ceux qu'on Ht dans Pétrone. Gel ouvrage est de l'auteur de la petite comédie intitulée le B. L'auteur était d'ailleurs
aussi savant dans l'antiquité que dans l'histoire des moeurs modernes ; et il a composé des discours sérieux pour des personnages très graves, qui ne savaient pas les faire eux-mêmes.