‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 40 sur 175 · Aplati par Newton · texte numérisé non relu

Aplati par Newton

Ce furent Huyghens et Newton qui prouvèrent, le premier par la théorie des forces centrifuges, le second par celle de la gravitation, que le globe doit être un peu aplati aux pôles , et un peu élevé à 1 equateur; que par conséquent les degrés du méridien sont plus petits à l'equateur, et au pôle un peu plus longs. La différence, selon Newton , est d'un deux cent trentième, et selon Huyghens, d'un cinq cent soixante et dix-huitième.

On trouva au contraire , par. les mesures prises en France , que les degrés du méridien étaient plus grands au Sud qu'au Nord. De-Uk on conclut que la terre était aplatie au pôle, comme Newton et Huyghens l'avaient prouvé par une théorie sûre. C'était tout justement le contraire de ce qu'on devait conclure. Les mesures de France étaient' fausses , et la conclusion plus fausse encore.

Cette affaire ne fut portée ni au parlement ni en sorbonnç, cqmaae celle de l'inoculation y a été déférée. L'académie des sciences se rétracta au bout de vingt ans, et Fontanelle avoua dans son histoire, que si les degrés étaient plus longs vers le Nord , la terre devait être aplatie au pôle.

NOTES. ÏJt

Cela faisait voir qu'on s'était non seulement trompe en France sur la théorie , mais qu'on s'était trompé aussi dans les mesures. Les erreurs qu'elles renfermaient ont été reconnues et corrigées depuis. Il est prouvé que la terre est aplatie, comme, les expériences du pendule l'avaient prouvé, comme les lois de l'équilibre des fluides paraissent l'exiger. La proportion des axes de la terre s'approche davantage de celle de Newton que de celle de Huyghens; ce qui confirme ce qu'avait découvert Newton , que la force de la pesanteur est le résultat de la force attractive de tous les éléments de la terre f et non une force dirigée vers le centre , suivant l'hypothèse de Huyghens ; mais les observations du pendule ne sont pas d'accord avec les mesures des degrés du méridien , dans l'hypothèse de la terre homogène , et ces mesures ne s'accordent pas à donner à la terre une figure régulière.

3 Utile h cent couronnes,

Moreau de Maupertuis fit accroire au cardinal de Fleuri que cette dispute purement philosophique intéressait tous les navigateurs ; qu'il y allait de leur vie. U n'y allait certainement que de la curiosité.

* •••••• Enlever deux Laponnes.

C'était deux filles de Tornéa qui étaient sœurs. Le père commença un procès criminel contre Maupertuis : mais on ne put du cercle polaire envoyer à Paru un huissier.

4 Dansant avec Louis sous des berceaux de fleurs.

Cela est vrai à la lettre. Il y avait à la fête de Versailles de grands berceaux de verdure , ornés de fleurs qui formaient des dessins pittoresques. Ce fut là que Louis XIV , qui était dans tout l'éclat de la jeunesse et de la beauté, dansa avec mademoiselle de la Vallière et d'autres dames.

5 Racine d'Henriette exprimant les douleurs.

Rien n'est plus connu que l'histoire de la tragédie de Bérénice. La princesse Henriette d'Angleterre , fille de Charles I , et femme de Monsieur , frère unique de Louis XIV, donna ce sujet à traiter à Corneille et à Racine: On sait comment Corneille en fit une tragédie aussi froide tt aussi ennuyeuse que mal écrite ; et comment Racine en fit une pièce très touchante, malgré ses défauts.

c Les pavillons de France.

Louis XIV était parvenu jusqu'à garnir ses ports de près de deux cents vaisseaux de guerre.

i5a NOTES.

7 Nous nous sommes défaits d'un luxe dangereux*.

Cela fat écrit Tan 1760, temps auquel le malheur des temps , les disgrâces dans la guerre, et la mauvaise administration des finances avaient obligé le roi et la plupart des gens riches à faire porter à là monnaie une grande partie de leur vaisselle d'argent. On servait alors les potages et les ragoûts dans des plats de faïence qu'on appelait des eus noirs* •

• Mais nous avons souvent de belles remontrances ;

On n'a pas ici la témérité de vouloir jeter le plus léger soupçon de partialité sur les remontrances; le zèle les dicte, la bonté les reçoit, l'équité y a souvent égard. On observe seulement que lorsque les Anglais se ruinent pour désoler nos côtes, insulter nos ports, détruire nos colonies et notre commerce , nous devons donner quelque chose pour nous défendre. Certes, en voyant notre roi se défaire de sa vaisselle d'argent, et se priver de ce qui fait le nécessaire d'un monarque, quel est le citoyen qui ne suivra pas un exemple si noble et si touchant?

9 Janséntus, .; la bulle. . . ses mystères,

La querelle de la bulle Unigenitus fut un de ces ridicules sérieux qui ont troublé la France assez long -temps. On n'ignore pas que Louis XIV eut le malheur de se mêler des disputes absurdes entre les jansénistes et les molinistes , que cette extravagance jeta de l'amertume suf la fin de ses jours ; et que cette guerre théologique , pour n'avoir pas été assez méprisée, renaquit ensuite assez violemment. C'était la honte de l'esprit humain , mais on était accoutumé à cette honte.

10 Valère Maxime (lib. II, cap. 1, de instit. gall.) dit que les druides prêtaient de l'argent aux pauvres , à la charge qu'ils le rendraient en l'autre monae {voyez la note * 5.)

11 Et des convulsions , etc.

La folie inconcevable des convulsions fut un des fruits de la bulle TJnigenitus. Il y en avait encore en 1 760 , et elles avaient commencé en 1724. Sans les philosophes qui jetèrent sur cette démence infâme tout le ridicule qu'elle méritait , cette fureur de l'esprit de parti aurait, eu des suites très dangereuses.

ia Le Franc de Pompignan par ses divins écrits:.

M. le Franc de Pompignan ; dans un mémoire qu'il dit avoir présenté au roi en 1760, s'exprime ainsi, page 17: Il faut que tçut ^univers sache que le roi s'est occupé de mon discours, non comme.

NOTES. l53

d'une nouveauté passagère, mais comme d'une production digne de l'attention particulière des souverains.

Quel producteur que ce Pompignan ! quelle modestie ! de quel ton fl parle à l'univers ! comme l'univers est occupé de lui !

Ce même le Franc de Pompignan dit, page 10 : Un homme de ma naissance et de mon état ; la naissance de le Franc !

Ce même le Franc de Pompignan dit encore que pendant qu'il était juge des Aides en Quercy, // écrivait de la prose pour l'utilité de ses compatriotes. Voici la prose utile de M. le Franc de Pompignan. Il eut la bonté , en i y 56 , d'écrire au roi , et de lui reprocher le bien que le roi faisait à la nation , en faisant lui-même , à Trianon , l'essai de la méthode de remédier à la carie des blés. Sa majesté daigna faire en-* voyer la recette dans toutes les provinces ; c'est une de ses attentions paternelles pour son peuple ; nous l'en bénissons , nos enfants l'en béniront. M. lé Franc de Pompignan semble insulter à sa bienfaisance ; il lui dit : Ces expériences n'e rendront pas nos champs moins incultes. Le parc de Versailles ne décide pas de l'état de nos campagnes. Vous traitez vos sujets plus impitoyablement que des forçats } on exerce sur eux des vexations horribles : sortez de l'enceinte de votre palais somptueux , vous verrez un royaume qui sera bientôt un désert. . . «

Telle est la prose coulante et agréable du sieur le Franc de Pompignan. Le roi n'a jamais, donné un plus grand exemple de clémence qu'en daignant pardonner à ce bourgeois de Quercy un peu trop vif. Est-ce à ce titre qu'on Ta reçu à l'académie ?

Le même le Franc de Pompignan , auteur du Voyage de Provence , de la Prière du déiste , et de quelques psaumes traduits en vers bien durs , et de plusieurs pièces de théâtre dont une seule a pu être jouée , nie qu'on lui ait refusé quelque temps les provisions de sa charge en Quercy, pour le punir de la Prière du déiste, parce qu'il fut d'ailleurs suspendu de sa charge en Quercy pour une autre affaire qui arriva dans un bal en Quercy. Nous n'entrerons point dans ces détails ; nous nous contenterons d'observer que ce n'est pas sans raison qu'un père de la doctrine chrétienne lui a dit :

Pour vivre un peu joyeusement , Croyez-moi , n'offensez personne :

C'est un petit avis qu'on donne Au sieur le Franc de Pompignan.

Il peut sur cet article présenter un mémoire & l'univers.

x 54 no ru s.

1 3 Plus que Palissot même occupe nos esprits.

Palissot de Montenoi fit jouer par les comédiens français une comédie intitulée, les Philosophes , le 2 mai 1760. Il a eu le malheur , dans cette comédie , d'insulter et d'accuser, plusieurs personnes d'un mérite supérieur ; et il se reprochera sans doute cette faute toute sa vie. On voit par la lettre qu'il a donnée au public en forme de préface, qu'il a été trompé par de faux mémoires qu'on lui avoit donnés. Il justifie sa pièce en rapportant plusieurs passages tirés de l'Encyclopédie, et la plupart de ces passages ne se trouvent pas dans l'Encyclopédie. Il cite plusieurs traits de quelques mauvais livres intitulés, l'homma plante et la vie heureuse , comme si ces livres étaient composés par quelques-uns de ceux qui ont mis la main à l'Encyclopédie : mais ces livres détestables , contre lesquels il s'élève avec une juste indignation , sont d'un médecin nommé la Métrie, natif de Saint-Malo, de l'académie de Berlin, qui les composa à Berlin il y a plus de douze ans, dans des accès d'ivresse. Ce la Métrie n'a jamais été en relation avec aucun des citoyens qui sont maltraités dans la pièce des Philosophes.

Ceux qu'on insulte dans cette pièce sont M. Du clos, secrétaire perpétuel de l'académie française , auteur de plusieurs ouvrages très estimables; M. d'Âlembert, de la même académie et de celle des sciences, célèbre par sa vaste littérature, par ses connaissances profondes dans les mathématiques et par son génie ; M.- Diderot , dont le public fait le même éloge ; M. le chevalier de Jaucourt, homme d'une grande naissance , auteur de cent excellents articles qui enrichissent le Dictionnaire encyclopédique; M. Helvétius, admirable (ce mot n'est pas trop fort) par une action unique : il a quitté, deux cent mille livres de rente, pour cultiver les belles-lettres, en paix, et il fait du bien avec ce qui lui reste. La facilité et la bonté de son caractère lui ont fait hasarder, dans un livre, d'ailleurs plein d'esprit, des propositions fausses et très répréhensibles , dont il s'est repenti le Df emier , â l'exemple du grand Fénélon. L'auteur se repent aussi d'avoir porté lepoignard dans ses blessures; il a des remords d'avoir imputé des maximes et des vues pernicieuses aux plus honnêtes gens qui soient en France, à des hommes qui n'ont jamais fait le moindre mal à personne, et qui n'en ont jamais dit. En qualité de citoyen, il souhaite que le Dictionnaire encyclopédique se continue , que ïes libraires qui ont fait cette grande entreprise, ne soient pas ruinés, que les souscripteurs ne perdent point leurs avances. 9

Ce livre, qui se perfectionnait sous tant de mains, devenait cher et

NOTES. ï 55

nécessaire à la nation. J'ai vu l'article Roi en manuscrit; des étrangers odt pleuré de tendresse an portrait qu'on fait de Louis XV , et ils ont souhaite d'être ses sujets; la reine son épouse regretterait l'article Reine , si sa vertu modeste pouvait lui faire regretter les plus justes louanges. Au mot Guerre, on croirait que celui qui commande aujourd'hui nos armées, et plusieurs lieutenants généraux ont été désignés par l'auteur qui est lui-même un excellent officier. Le mot Siège forme un article bien important pour nous j la prise du Port- Mali oa immortalise le nom du général et le nom français. En un mot , cet ouvrage eût fait notre gloire , et il est bien honteux qu'il ait essuyé a la fois la persécution et le ridicule.

'4 Combattre en parlement les jésuites leurs frères.

Le 14 mai 1760» jour de l'anniversaire de la mort de Henri IV, les apothicaires de Paris firent saisir, dans un couvent de jésuites qu'on appelait la maison professe,, des drogues que les jésuites vendaient en fraude; et leur firent un procès au parlement, qui condamna ces pères. On «Usait qu'ils débitaient chez eux ces drogues pour empoisonner les jansénistes.

15 Quoi! du clergé français tu gazette prudente.

C'est ce qu'on appelle la gazette ecclésiastique- Ce journal clandestin commença en 1724» et dure encore. C'est un rainas de petits faits concernant des be^eaiïx de paroisse, des porte-dieu, des thèses de théologie , des refus de, sacrements , des billets de confession : c'est surtout dans le temps de ces billets, de confession que cette gazette a eu le pjus de vogue. L'archevêque de Paris, Christophe de Beaumont, avait 'imaginé ces lettres de change tirées à vue sur l'autre monde , pour Être refuser le viatique à tous les mourants qui se seraient confessés à des prêtres jansénistes. Ce, comble de l'extravagance et de l'horreur causa beaucoup de troubles , et mit la gazette ecclésiastique alors dans un grand crédit > elle tomba quand cette sottise fut finie. Elle était, dit-on , comme les crapauds, qui ne peuvent s'enfler que de venin.

16 J^e Journal du Chrétien,, le Journal de Trévoux.*

Le Journal chrétien ou du cjbsétieft fut d'abord composé par un récollet nommé «Hayer, l'abbé Trublet, l'abbé Dinouart, un nommé Joannet. Us. dédièrent leur besogne à la reine, dans l'espérance d'avoir quelcfue bénéfice , en quoi ils se trompèrent. Ils mirent d'abord leur

.l56 KOTES.

Uiercure chrétien à 3o sous, puis à 20, puis à i5, puis à sa. Voyant qu'ils ne réussissaient pas, ils s'avisèrent d'accuser d'athéisme tous tes écrivains, à tort et à travers. Ils s'adressèrent malheureusement à M. de Sainte-Foix qui leur fit un procès criminel, et les obligea de se rétracter. Depuis ce temps-là leur journal fut entièrement décrié, et ce* pauvres diables furent obligés de l'abandonner.

Pour le Journal de Trévoux, il a subi le sort des jésuites ses auteurs, il est tombé avec eux.

* x 7 Maître Abraham Chaumeix, etc. # •

Cet Abraham Chaumeix était ci-devant vinaigrier, et ajétant tait convulsionnaire , il devint un homme considérable dans le parti , surtout depuis qu'il se fut fait crucifier avec une couronne d'épines sur la tète , le 2 mars 1 749 > d* ns 1* rue Saint-Denys , vis-à-vis Saint-Leu et Saint-Gilles. Ce fut lui qui dénonça au parlement de Paris le Diction-' naire encyclopédique. 11 a été couvert d'opprobre, et obligé de se réfugier à Moscou, où il s'est fait maître d'école.

• Hayer le récollet n'est connu que par le Journal chrétien ; le jésuite Berthier par le Journal de Trévoux, et surtout par une facétie plaisante intitulée : Relation de ta maladie, de la confession, de la mort et de l'apparition du jésuite Berthier.

18 Et le doux Caveirac, et Nonotte.et tant d'autres,

Le doux Caveirac est ici par antiphrase. Il n'y a rien de si peu doux que son apologie de la révocation de ledit de Nantes et de la Saint*- Barthélemi. Ce n'est pas qu'on doive en inférer absolument qu'il eût, fait la Saint-Barthélemi , s'il eût été à la place du Balafré. On justifie quelquefois les plus abominables actions qu'on ne voudrait pas avoir faites. On fait un livre pour plaire à un évéque, pour attraper un petit' bénéfice, une petite pension du clergé, qu'on n'attrape point; et ensuite on écrirait pour les huguenots avec autant de zèle qu'on a écrit contre eux.' Tout cela n'est au bout du compte que du papier perdu , et do l'honneur perdu ; ce qui est fort peu de chose pour ces gens-là.

Nonotte est un ex-jésuite que notre auteur philosophe a fait connaître par les ignorances dont il l'a convaincu, et par les ridicules dont il l'a accablé aveci très juste raison. ...

*9 De leur siècle profane instructeurs généreux.

Peu d'auteurs se sont servis du mot instructeur .qui semble man*.

NOTES. lu 1 )

quer à notre langue. On voit bien que c'est un Russe qui parlé. Ce terme répond à celui de coukaski , qui est très énergique en slavon.

ao Nous avons les remparts -, nous avons Ramponeau.

Ramponeau était un cabaretier de la Courtille, dont la figure comique et le mauvais vin qu'il vendait bon marché , lui acquirent pendant quelque temps une réputation éclatante. Tout Paris courut à son cabaret ; des princes du sang même allèrent voir M. Ramponeau.

Une troupe de comédiens établis sur les remparts s'engagea à lui payer une somme considérable pour se montrer seulement sur leur théâtre , et pour y jouer quelques rôles muets. Les jansénistes firent un scrupule à Ramponeau de se produire sur la scène ; ils lui dirent que Tertullien avait écrit contre la comédie , qu'il ne devait pas ainsi prostituer sa dignité de cabaretier, qu'il y allait de son salut : la conscience de Ramponeau fut alarmée. Il avait reçu de l'argent d'avance, et il ne voulut point le rendre de peur de se .damner. Il y eut procès : M. Élie de Beaumont, célèbre avocat, daigna plaider, contre Ramponeau ; notre poëte philosophe plaida pour lui , soit par zèle pour la religion, soit pour se réjouir. Ramponeau rendit l'argent, et sauva son âme.

ai . Qui marchant sur ses mains , et mangeant sa laitue,

La même année 1760, on joua sur le théâtre de la comédie française la comédie des Philosophes, avec un concours de monde prodigieux. On voyait sur le théâtre Jean-Jacques Rousseau marchant à quatre pâtes , et mangeant une laitue. Cette facétie n'était ni dans le goût du Misanthrope, ni dans celui du Tartufe, mais elle était bien aussi théâtrale que celle de Pourceaugnac qui est poursuivi par des lavements et des fils de p

aa Les chiens de Saint-Médard , etc.

Saint-Médard est une vilaine paroisse d'un très vilain faubourg de Paris , où les convulsions commencèrent. On appelle depuis ce tempsla les fanatiques, chiens de Saint-Médard.

Au lieu des deux vers suivants, on lisait dans les premières éditions :

Le fripon le plus vil, le plus déshonoré , Dans la sale débauche obscurément vautré.

aî DesFantins,

De Marie Âlacoc/ue et de ta Fleur des saints.

Fantin, curé de Versailles, fameux directeur qui séduisait ses

dévotes, et qui fut saisi volant une bourse de cent louis à un mourant qu'il confessait : il n'était pourtant pas philosophe.-

9 4 Marie Alacoque, ouvrage impertinent de Languet, évéque de Soissons , dans lequel l'absurdité «t l'impiété furent poussées jusqu'à mettre dans la bouche de Jésws-Christ quatre vers pour Marie Alacoque. *

3 5 La Fleur des saints, compilation extravagante du jésuite Ribadeneira ; c'est un extrait de la Légende dorée , traduit et augmenté par le frère Girard, jésuite.

N. B. Que ce n'était pas ce frère Girard condamné au feu, le ia octobre i y3 1 , par la moitié du parlement d'Aix , pour avoir abusé de sa pénitente en lui donnant le fouet assec doucement, et pour plusieurs profanations. Il fut absous par l'autre moitié du parlement d'Aix, parce qu'on avait ridiculement mêlé l'accusation de sortilège aux véritables charges du procès. C'est bien dommage queMfifc frère Girard n'ait pas été philosophe.

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