‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 60 sur 175 · VOTES · texte numérisé non relu

VOTES

qu'on donne an public les lettres de Thérèse à Sophie, ou qu'on due en mauvais latin (*) que ta vraie religion a été, selon la variété des temps , variée et diverse quant a sa forme et quant h la clarté de la révélation , et que cependant elle a toujours été la même depuis Adam, quant a ce qui appartient h la substance; que ces belles choses, di6-je, partent des charniers SS. Innocents, ou de V imprimerie de la veuve Simon, cela est bien égal ; imitons le bon Dieu qui n'en a fait que rire.

Concluons surtout qu'une nation qui s'amuse continuellement de tant de sottises , doit être une nation extrêmement opulente et extrêmement heureuse , puisqu'elle est si oisive.

(*) Veram retigionem , etsi quantum ad sut formam et révélationis perspicuitatem , etc. page a i d'un ouvrage latin, rempli de soléeismes et de barbarismes, imputé faussement à la Sorbonne : il est intitulé, Determinatio sacrœ facultatis parisiensis in tibellum cui titutus BE LIS AI RE ; Parisiis , 1 767 : Censure de la la faculté de théologie de Paris, contre le livre qui a pour titre BJÊLISAIRE; a Paris , 1 767 , chez la veuve Simon , etc.

Voyez aussi les trente-sept vérités opposées aux trente-sept impiétés , par un bachelier ubiquiste.

N. B. L'auteur de cet ouvrage était véritablement bachelier en théologie ; mais ayant renoncé à cette science , il était devenu un des plus grands philosophes, et un des premiers hommes d'État de l'Europe. On appelle ubiquiste un docteur ou licencié de la faculté de Paris , qui n'est ni moine ni associé aux maisons de Sorbonne et de Navarre.

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