‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 89 sur 175 · A M. BERNARD · texte numérisé non relu

A M. BERNARD

Ma muse épique , historique et tragique, Sur un vieux luth qu'il faut monter toujours , S'en va raclant quelque air mélancolique ; Ton flageolet enchante les amours.

Lorsqu'Apollon régla notre apanage , Il nous dota de présents inégaux ; J'eus les sifflets, les tourments, les travaux; Toi ? les plaisirs. Garde bien ton partage.

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