‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 94 sur 175 · RÉPONSE · texte numérisé non relu

RÉPONSE

On m'a conté (l'on m'a menti peut-être) Qu'Apelle un jour vint entre cinq et six , Confabuler chez son ami Zeuxis; Mais ne trouvant personne en son taudis, Fit, sans billet, sa visite connaître.

Sur un tableau par Zeuxis commencé, Un simple trait fut hardiment tracé.

Zeuxis revint : puis en voyant paraître Ce trait léger et pourtant achevé, Il reconnut son maître et son modèle.

Ne suis Zeuxis , mais che^moi j'ai trouvé.

Des traits formés de la main d'un Apelle.

Page 1