L’HYPOCRISIE
M, s chers amis , il me prend fantaisie De vous parler ce soir d’hypocrisie.
•Grave Vernet, soutiens ma faible voix;
Plus on est lourd , plus on parle avec poids.
Si quelque belle à la démarche fiere.
Aux gros te ton s, à l’énorme derrière.
Etale aux yeux ses robustes appas ,
Les rimailleurs la nommeront Pallas.
Une beauté jeune , fraîche , ingénue ,
S’appelle Hébé ; Vénus est reconnue A son sourire , à l’air de volupté Qui de son charme embellit la beanté : .
Mais si j’avise un visage sinistre,
Un front hideux , l’air empesé d’un cuistre , Un cou jauni sur un moignon penché , .
Un œil de porc à la terre attaché ,
( Miroir d’une ame à ses remords en proie , Toujours terni , de peur qu’on ne la voie, ) Sans hésiter , je vous déclare net Que ce magot est Tartuffe ou Vernet.
C’est donc à toi, Vernet, que je dédie Ma très honnête et courte rapsodie ,
Sur le sujet de notre ami Guignard , ï'esse-matthieu , dévot, et grand paillard.
Avant-hier advint que de fortune Je rencontrai ce Guignard, sur la brune,
Qui chez Fanchon s’ailait glisser sans brait, j Comme un hibou qui ne sort que de nuit.
Je l’arrêtai , d’un air assez fantasque,
Par sa jaquette, et je lui criai : Masque,
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