‹ Contes et Apologues Indiens. Tome SecondChapitre 15 sur 47 · LE MARI ENTRE SES DEUX FEMMES · texte numérisé non relu

LE MARI ENTRE SES DEUX FEMMES

( N’ayez point d’entéteroent opiniâtre'. )

Jadis, un homme avait épousé deux femmes; s’il approchait de l’une, l’autre

entrait en colère. Ne sachant à quoi se ré-

soudre, il prit le parti de se placer entre

ses deux femmes. Comme il dormait une

fois, le visage tourné en haut, il survint subitement une pluie violente. Mais le toit était à jour et l’eau tomba avec de la terre

dans l’un de ses yeux. D eut d’abord l’idee , de se lever et de s’éloigner, mais il n’osà le faire, de sorte qu’il devint aveugle des deux yeux.

us ROI • ST l'blBPHANT.

(Mieux vaut douceur que violence.)

Jadis, un homme avait' pris à la chasse

un grand éléphant.^ Il Tattacha avec une chaîrte do fer et l’amena au roi Prasênadjit. Celui-ci le fit enfermer dans une salle brillante et le laissa enchaîné. Non-seulement il ne lui donnait pas à manger, mais il le maltraitait avec cruauté. A la

CONTES ET APOLdCDES 1M>1ENS,.

même époque , les gens du roi équipèrent * une troupe d’éléphants furieux et les ar> mèrent pour le combat*. >Au moment d’attaquer l’ennemi, ces éléphants belliqueux poussent ensemble le même cri; L’éléphant enchaîné, ayant appris que les ennemis avaient envahi les frontières du royaume, éprouva un sentiment de colère.

Il rompit ses liens et brisa à coups de pieds le brillant palais qui lui servait de prison. U s’élança impétueusement de Test

1. Voyez le« Mémoires de Hiouen~thsang^, sur les contrées occidentales, t. II, p. 150.

â. Dans le royaume de Gdndhdra, dit l'hisfoire des Weï postérieurs , il y a JOO éléphants de gneixe, qui sont conduits par dix-huit hommes montés chacun sur un éléphant. Ces hommes sont armés d^une lance; tous les éléphants portent une lance tr^ftchante attachée à leur tromp>e. {Youen~kien-loui~han, livre CDXXX.)

à l’ouest, et marcha dans les rangs de ren> nemi. .

Le roi Prasênadjit fut vaincu et se repentit trop tard d’avoir maltraité le grand éléphant, et de ne pas avoir su se l’attacher. ' » ■

(Extrait de l’ouvrage intitalé : Tehou-yao-king.)

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