ROMANCE
Tsi-tsi, puis encore tsi-tsi | * Moulân tisse devant sa porté, j Oa n’entend pas
1 . Suivant le commentateur, tsi-tti est un adverbe imitatif qui exprime à la Tois le bruit de la navette et les soupirs de la jeune fille. •
2. Nous avons séparé chaque vers par une ligne verticale. Quand le 'discours change, avec un nouveau vers, nous nous sommes contenté d’employer Un tiret — , pour ne pas trop multiplier les signes de convention.
PUÉ31ES CHINOISES
le bruit de la navette j j on entend sAdement les soupirs de la jeune fille.
rt Jeune fille, à quoi songes-tu ? ] Jeune fille à quoi réfléchis-til.** — La jeune fille ne * songe à rieil, | la jeune fille ne réfléchit à rien. »
« Hier j’ai vu le livre, d’enrôlêment : | l’t’mpereur lève une armée nombreuse. | Le livre d’enrôlement a douze chapitres: ] dans chaque chapitre j j’ai vu le nom de mon père !
I O mon père, vous n’avez point de grand fils! I OMou-làn,tun’asçoinldefrère aîné!
I Je veux aller au marché pour acheter une
selle et un cheval ; | je veux, dès ce pas, aller
■ servir pour mon père. » ■ .
Au marché del’oriept, elle acheté hu cheval rapide ; j au marché de l’occident, elle
LA fille soldat.
achète une selle et une housse ; j au marché flu midi, elle achète un long fouet.
■ Le matin, elle ditadiéu à son père et à sa
mère; | lesoir, ellepas'selanuitsurleborddu
fleuve Jaune. | Elle n’entend plus le père et
la mère qui appellent leur fille; J elle entend
seulement le sourd murmure des eaux du
fleuvèJaune. ] Lematin, elle part et ditadiéu
au fleuve Jaune. | Le soir, elle arrive à la
source de la rivière Noire. I Elle n’entend .
plus -le. père et la mère qui appellent leur fille; j-’elle' entend seulement les sauvages cavaliers deYen-chan.
— « J’ai parcouru dix mille milles en combattant; j j’ai franchi avec la vitesse dél’oiseaulesmontagnes et les défilés. | Le vent du nord apportait à mon oreille les sons de la
POÉSIES OHIMOISKS.
Uik
clochette nocturne ; | la lune répandait sur mes vêtements de fer, sa froide et morne clarté. »
. .Le général est mort après cent combats, j Le brave guerrier revient après dix ans d’absence. [ A son retour, il va voir l’empereur. I L’empereur est assis sur son trône. { Tantôt il accorde une des douze dignités, j tantôt il distribue cent ou mille onces d’argent. — L’empereur me demande ce que je désire. - — « Mou-lân ne veut ni charge ni argent. [ Prêtez-lui un de ces chameaux qui font mille milles en un jour, | pour qu’il ramène un enfant sous ,1e toit paternel. »
‘ ‘ bès que le père et la mère ont appris le retour de leur fille, [ Ils sortent de la ville et vpOt au-devartt d’elle. | Dès que les sœurs