LA FILLE SOLDAT
cadettes ont appris le retour de leur sœur aînée, j elles quittent leur chambre, paréés des plus riches atours. [ Dès que le jeune frère apprend lé retour de sa sœur, j il court aiguiser un couteau pour tuer un mouton ^
• — « Ma mère m’ouvre le pavillon de l’orient, 1 et me fait reposer sur un siège tourné à l’occident. | Elle m’ôte mon costume guerrier et me' revêt de mes anciens habits, I Mes sœurs, arrêtées devant la porte, ajustent leur brillante coiffure, | et enlacent des fleure d’or dans leurs cheveux. »
Mou-lân sort de sa chambre et va voir Ses compagnons d’armes; ] ses compagnons d’armes sont frappés de stupeur. | Pendant douze ans, elle a marché dans leurs rangs, j
166 POÉSIES CHINOISES. ~ LA tlLLR SOLDAT.
et ils ne se sont point aperçus que Mou-lân fîit une fille. ■ "
• On reconnaît le lièvre qui trébuche, en courant; ] en recontiaît sa compagne à ses yeux effarés ; | mais quand ils trottent côte à côte , qui pourrait distinguer leur sexe ?