‹ Contes et Apologues Indiens. Tome SecondChapitre 45 sur 47 · LÉGENDE TAO-SSÉ · texte numérisé non relu

LÉGENDE TAO-SSÉ

pensées, qui vous lient et vous enveloppent de toutes parts, vous osez demander au ciel la récompense qui n’appartient qu’à la vertu! Vous ressemblez à un homme qui sèmerait tout son champ de chardons et d’épines, et qui en attendrait une riche moisson. Ne serait-ce pas le comble de la folie ?

« Dorénavant, armez-vous de courage, et bannissez toutes les pensées cupides, les pensées obscènes, et en général, toutes les pensées déréglées qui se présenteront à votre esprit. Vous recueillerez une moisson de pensées pures et vertueuses, et c’est alors que vous devrez tourner tous vos efforts vers la pratique du bien. S’il se présente une bonne action proportionnée ‘ à vos' forces, hâtez-vous de la faire d’un cœur

LA VISITE DU DIEU DU FOYER

ferme et résolu, sans calculer si elle est grande ou petite, difficile ou facile, si elle vous rapportera du profit ou de la réputation. Si cette bonne action est au-dessus de vos forces, employez de même tout votre zèle et toute votre ardeur, afin de montrer au moins l’intention pleine et entière de l’exécuter. Votre premier devoir est une patience sans bornes ; votre second devoir, une infatigable persévérance. Gardezvous surtout de vous laisser aller à la tiédeur ; gardez-vous de vous tromper vousmême. Quand vous aurez suivi longtemps cette règle de conduite, vous en retirerez des avantages incalculables. Vous m’avez servi dans l’intérieur de votre maison avec un cœur pur et respectueux, et c’est pour cela que je s*uis venu exprès vous apporter

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