‹ Contes et Apologues Indiens. Tome SecondChapitre 8 sur 47 · LË CERF QUI SAUVE LES ANIMAUX DU NAUFRAGE · texte numérisé non relu

LË CERF QUI SAUVE LES ANIMAUX DU NAUFRAGE

(Pratiquez Phumnmté.y ' v.

Jadis, dans une grande forêt, il y avait <

une multitude d'animaux. Le feu ayant été allumé dans une plaine sauvage, s’étendit

rapidement et consuma trois côtés de la

1 . Cette légende se trouve dans les Mémoires de HloiuTh-thsang , livre page 337 de la traduction française.

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forêt. Il n’en restait plus qu’un de libre, mais devant coulait une grande rivière. Les animaux, réduits à l’extrémité, ne savaient plus comment sauver leur vie. « Dans ce moment, dit le Bouddha^ je pris la forme d’un cerf gigantesque et doué d’une force extraordinaire. Je posai mes pieds de devant sur le bord ultérieur, et ceux de derrière sur l’autre rive, et je fis de mon dos un pont pour passer les animaux. Ma peau et ma chair furent cruellement meurtries et déchirées ; mais, par un sentiment d’affection ' et de pitié , j'endurai la douleui' au risque de mourir. Après tous les autres animaux, arriva un lièvre. Quoique la vigueur de mon corps fïit épuisée, je fis un dernier et suprême effort pour qu’il pût passer. Dès que le lièvre fut sauvé, mon

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dos se brisa ^ je tombai dans l’eau et je mourus. »

(Extrait de l’ouvrage intitulé : Ta-tchi-iou~lun , üvre XXVI.)

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l'homme et la perle.

( De ceux qui déploient tous leurs efforts. )

Il y avait un homme qui possédait une perle précieuse. Comme il traversait la mer, il la laissa tomber au fond de l’abîme. Il prit un vase de bois et se mit à puiser l’eau qu’il rejetait sur le rivage. Le dieu de la mer lui dit : « Quand aurez- vous puisé toute cette eau ?

— Quand je devrais mourir à la peine,

répondit ^ il , je ne me découragerais pas. »

Le dieu de la mer, connaissant la sincérité de ses sentiments, tira la perle de la mer et la lui rendit.

(Extrait de l’ourrage intitulé : Ta-hoeî~king .

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