IV NOTICE SUR CAYLUS
le terrain qu'occupait 'anciennement la ville d'Éphèse.
Puis il revint à Constantinople, où il resta deux mois; et après diverses excursio?is qui le co?iduisirent jusqu'aux Dardanelles, il rentra en France le 27 février 1717.
Mais il ne put rester longtemps en place. L'année suivante, Caylus repartait [: il allait en Hollande et en Angleterre. Enfin, rappelé par la sollicitude de sa mère, il renonça à sa vie nomade et ne quitta plus Paris où il se livra tout entier aux beaux arts, à la musique, à la littérature. Il publia un magnifique ouvrage sur les pierres gravées du cabinet du roi, il écrivit des mémoires sur la peinture et l'encaustique, sur les embaumements des momies égyptiennes, sur le papyrus. « Son esprit sauteur et bondissant, disent MM. de Goncourt, va de l'art à la science et aux ressorts de l'art ; et le voilà qui conduit une décoration à l'Opéra, qui ne rêve plus qu'à renouveler la mécanique du théâtre, qui pèse les inconvénients de cette ferme des théâtres d'Italie derrière laquelle on bâtit la machine du tableau, qui songe à mener le spectacle beaucoup plus loin, à faire du grand, à joindre, pour la surprise et l'illusion, l'exactitude et l'imagination d'un poète et d'un peintre K Mais le dessin était sou grand passe-temps. Il dessinait familièrement avec Watteau, usant de ses modèles et des leçxms muettes de son crayon 2. Aussitôt entré en. relations avec M. Crozat 3, il avait été comme éclairé par les merveilles de son cabinet : quel service, s'il donnait