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LES CAPUCINS DE I.A COMTESSE

agricoles et y remporter, à la barbe du gouvernement, les premières médailles !

Faites-leur donc part de mon idée, madame la comtesse, et s'ils la trouvent bonne, je rcnionce d'avarice aux bénéfices de l'exploitation.

J'espère que c'est gentil !

r\ DROLE DE PROCIREIR

En vérité, je vous le dis : oncques ne virent pareil procureur les tribunaux de première instance du second Empire.

D'abord, c'était un homme pas fier, non qu'il fût modeste et serviable ; le bigre, au contraire, était cassant, revéche, à rebrousse-poil, et bien mal venu était le pauvre vagabond qui frappait à sa porte ; il l'envoyait coucher, sans plus de façon, à la maison d'arrêt; mais, s'il avait la fierté de l'emploi, le croc dur et l'air arrogant du procureur, il n'en avait ni le physique ni la tenue, ni la circonspection. Grand, maigre, dégingandé, les bras ballants, le chapeau sur l'oreille, ficelé comme quatre sous, il bayait de son naturel aux grues et avait toujours l'air d'un revenant de Pontoise. Les loisirs que lui laisait le tribunal — et Dieu sait si la justice chôme souvent chez nous — il les employait à berzincr, à jouer le rôle de Jeannette dans sa maison. C'est lui qui cirait ses appartements.

qui décrottait les jupons de sa femme et les culottes de ses enfants, qui mettait son vin en bouteilles et qui faisait le marché, les jeudis et les dimanches.

Aucune besogne ne lui répugnait, et il se souciait, comme d'une guigne, du qu'en dira-t-ondes voisins. Dès qu'il sentait venir l'hiver, il sortait son bois dans la rue et se mettait en devoir de le fendre et de le scier, avec l'ardeur et le savoir-faire de l'homme du- métier. Les philosophes de la Grèce allaient bien à cheval sur un roseau, pour se distraire; pourquoi, par le fait, n'aurait-il pu fendre son bois de chauffage, du moment qu'il y trouvait son plaisir?

C'était donc un type accompli. Je le rencontre à Paris de temps en temps; il est toujours fichu comme à l'ordinaire, baye toujours aux grues et dévore l'espace à grandes enjambées. Quel bel inspecteur des pavés cela ferait ! On m'assure qu'il s'est jeté dans le commerce des épices. Hé! hé! pas si bête ! jamais on n'a tant mangé de moutarde ({u'aujourd'hui... et, quand on a été procureur impérial et qu'on tient à son opinion , il n'y a pas de meilleur moyen de montrer à la RépubHque qu'on a des ressources et qu'on se moque d'elle.

Quand je le vois courir dans les rues de Paris, je me le figure toujours à Ancenis, donnant la chasse à Lanchec. Qui cà, Lanchec? allez-vous dire. Une bien drôle d'histoire, allez, et qui a joliment amusé le pays, il y a une vingtaine d'années. Mais comment vous conter cela pour vous faire rire?

Lanchec était un coquin de la pire espèce, un homme de sac et de corde, un voleur qui aurait

inyslifié Vi(loc(j[ — ce qui n'est pas peu dire — avec ses airs de gentilhomme, son esprit original et sa prodigieuse imagination. Arrêté une première fois tout près de Nantes, il s'était échappé des mains des gendarmes de Carquofou, dans les circonstances suivantes ■: les gendarmes étaient à cheval et Lanchec marchait à pied au milieu d'eux, les menottes aux mains, quand, au détour d'un chemin de traverse, un attelage chargé de paille se présente. Les gendarmes s'écartent pour laisser passer la charrette, et Lanchec, profitant de ce mouvement, se se jette d'un bond dans un champ de blé, oii il se blotlit. Pendant que l'attelage défilait, le brigadier, qui se tenait à droite, s'imaginait que Lanchec était à gauche avec Pandore, Pandore, de son côté, s'imaginait qu'il était à droite avec le brigadier; il n'y a que derrière l'attelage, quand ils se retrouvèrent nez à nez, qu'ils s'aperçurent de la fuite du voleur. Que faire? Pandore eut tort, comme de juste, mais cette fois le brigadier n'eut pas raison. Durant qu'ils battirent la campagne, Lanchec brisa ses menottes et se donna de l'air. N'est-ce pas que c'était un assez beau début ?

Trois mois après, on l'arrêta à Oudon. Il était couché dans un champ, à l'ombre d'une meule de foin, quand les gendarmes paraissent. Il ne dit rien, les laisse approcher, se lève, tire un pistolet de sa poche, loge une balle dans le chapeau de l'un d'eux et s'apprête à tirer de nouveau, mais le coup rate... et le voilà désarmé, saisi, garotté et conduit à Ancenis sous bonne escorte. Gela s'était fait tambour battant.

UN DROLE l)K l'HOCUREUR. 91

— Ah! c'est comme cela, mon gaillard, que vous tirez sur mes gendarmes, lui dit le procureur, nous allons vous régler votre compte et prestement.

— Pas si facile que ça, monsieur le procureur, et je pourrai bien vous régler le vôtre auparavant.

— Des menaces? greffier, enregistrez-les au procès-verbal.

— Ecrivez tout ce que vous voudrez, dans huit jours, retenez bien ceci, je serai sorti de prison!

— Par-dessus les murs, alors!

— Par la porte, ou par la fenêtre, selon que j'en déciderai.

. — Des fanfaronnades! ma prison est grillée et verrouillée du haut en bas et vous ne connaissez pas le père Antoine.

Antoine, c'était le gardien de la prison. Une bonne tête, entre parenthèses. On l'appelait Tètede-Veau et ce n'était pas sans raison, car, une fois cuite, on l'aurait pu manger à la vinaigrette. Antoine n'avait jamais eu que des pensionnaires paisibles, ce qui lui avait rendu l'humeur douce, et il s'en remettait de la police de la prison à l'énorme chien de garde qui se promenait la nuit dans le chemin de ronde.

Quand Lanchec lui fut déposé, il commença par lui enlever les menottes. C'était un garçon de si belles manières, il était si franc et si joyeux, que le père Antoine , malgré que le procureur en eût contre lui, l'avait pris tout de suite en amitié.

— Eh bien ! père Antoine , j'espère que vous allez me serrer de près ce mauvais garnement.

— Ne craignez rien, monsieur le procureur, c'est

plus vantard que méchant. J'en fais ce que je veux de ce jeune homme-là.

— Peste ! je vous félicite ; il ne veut donc plus nous régler notre compte et ne parle donc plus de s'évader ?

— Si fait, mais je le laisse dire : les prisonniers ont parfois de ces toquades ; et comment voulezvous qu'il franchisse nos murs? il faudrait d'autres jarrets que les siens.

Tête-de-Veau était donc bien tranquille à l'endroit de Lanchec, Un certain mercredi soir qu'il venait de subir au parquet un interrogatoire des plus humiliants pour sa vanité, le hardi voleur

rentra à la prison dans un état de surexcitation

terrible.

— C'est fini, dit-il au geôlier, je ne puis rester plus longtemps ici, demain matin je prends la clef des champs... Vous entendez, père Antoine.

— Et qui vous la donnera?

— Je vous répète que je la prendrai.

— Dans mon trousseau, alors.

— Oh I non, je ne voudrais pas vous faire perdre votre place : vous avez été trop bon pour moi.

— Allons, Lanchec, pas d'enfantillage, ne vous montez pas la tète ; mangez plutôt votre soupe et allez vous coucher.

— Gomme vous voudrez , monsieur Antoine , seulement donnez-moi une bonne poignée demain. C'est la dernière. Demain vous aurez de mes nouvelles... bonsoir et adieu!

Et Lanchec rentra dans sa cellule, pendant que Tète-de-Venu disait à sa femme: « Quelle drôle de

nature que ce garçon-là 1 on dirait qu'il parle sérieusement. »

Et c'était sérieusement aussi.

Le lendemain matin, à la pointe du jour, Lanchec escaladait les murs de la prison avec un de ses camarades et se sauvait à travers champs. C'était d'autant plus hardi de sa part qu'il y avait marché ce jour-là et qu'il allait se heurter vingt fois pour une aux gens de la campagne qui remplissaient les routes. Mais Lanchec n'était pas homme à s'arrêter quand il avait pris un parti ; il savait d'ailleurs que l'audace est la mère de la fortune.

Ce n'est que trois heures plus tard que le père Antoine constata la fuite des prisonniers. La tète qu'il lit, je n'ai pas besoin de vous la peindre. Tètede-Veau passa, en un clin d'œil, du rouge au jaune, du jaune au vert, courut dans les corridors, dégringola les escaliers et se précipita dans la rue en criant : « Au voleur ! arrêtez -le ! »

Tout le monde sortait aux portes :

— Qu'y a-t-il, père Antoine?

— Arrêtez-le, il est parti !

— Qui ça ?

Le geôlier courait toujours... et Lanchec aussi. Il arrive tout essoufflé, les bras en l'air, chez le procureur qui sciait un fagot dans sa cour.

— Parti ! il est parti !

— Lanchec?

— Oui.

— Parla porte ?

— Par-dessus les murs.

— Quand je vous le disais ! courez donc après,

'J'i CONTES ET FKILIIES DE MON PAYS.

vieil imbécile; eh bien, nous voilà dans de beaux draps ! ah ! geôlier de mon c.anir!

Tête-de-Veau était jugé et n'aurait pas changé pour mourir.

— Mais renniez-vous donc, continuait le procureur en brandissant sa scie, allez vite me chercher le tambour de ville, le maire, le lieutenant de gendarmerie, le lieutenant des pompiers... et rentrez à la prison.

Antoine obéit autonuitiquement, et, quand le maire et les deux lieutenants se présentèrent chez le procureur, le tambour courait déjà les correfours, invitant, au rataplan de sa caisse, les pompiers et ceux qui ne l'étaient pas, à se rassembler en toute hâte, place de la Mairie, pour donner la chasse à Lanchec.

La chasse à l'homme ! Avez-vous jamais vu cela? Quel spectacle ! Quelle odyssée burlesque ! et comme Lanchec dut rire en apercevant du haut de la Pierre-Meulière se déployer dans les prairies de Saint-Géréon le singulier ramassis d'hommes que le procureur impérial menait à sa poursuite ! On aurait pu se croire aux plus mauvais jours de la chouannerie. Gomme hommes, il y avait des blouses, des paletots, des uniformes, des sabots, des souliers, des pieds nus; comme armes, il y avait des fusils à pierre, des sabres, des pistolets, d(>s bâtons... et les tambours battaient la charge, et l'on fouillait les champs de blé, les haies, les fossés, les Irons de roches, les muions de foin. Au premier bruit ([u"il entendait dans les herbes, le procureur criait : « Qui vive? » G'élait un lézar<l ou un oiseau épouvanté;

UN UUOLE DE PUOCLKEUH. 03

il tirait dessus et tuait... le vent. Passait-il dans un taillis, il appelait à lui une dizaine d'hommes, battait le bois en tout sens, sortait bredouille et recommençait. Il lui fallait Lanchec à tout prix et il l'aurait mort ou vivant.

Le difficile était de le cueillir au vol, car le gaillard avait des jarrets d'acier et des ailes aux talons, et il vous franchissait un mur, une haie, un fossé, avec la légèreté d'un chevreuil aux abois.

Son premier soin, après son évasion, avait été de changer de vêtements. Après avoir fait une bonne lieue au pas de course et par la traverse, il s'était arrêté au-dessus de Pontchapcau, s'était assis dans un champ, avait étudié le terrain, rôdé autour des fermes, et, en ayant aperçu une qui paraissait abandonnée, il s'était approché doucement du courtil, avait prêté l'oreille, ramassé une pierre, et, pour être bien sur qu'il n'y avait personne dans la maison, avait jeté la pierre dans la porte. Alors il avait fait sauter l'abat-vent de la fenêtre, s'était précipité dans la chambre, avait forcé l'armoire' à linge et s'était emparé d'un costume flambant neuf et complet, qu'il avait immédiatement endossé. Ce costume, en beau drap noir, appartenait au fils du fermier, qui devait se marier quatre jours après.

Quelle aubaine ! Dites-donc maintenant qu'il n'y a pas une providence pour les voleurs ! Une fois vêtu et lesté d'argent — car il n'avait pas oublié les quelques pièces de cent sous qu'il avait dénicbécs dans l'armoire entre les paires de draps — il avait pris la poudre d'escampette et s'était enfoncé dans les bois, abandonnant derrière lui son linge

sale et son malheureux compagnon qui ne pouvait le suivre, empêché par une profonde blessure qu'il s'était faite au pied, en sautant le mur de la prison.

Courez donc après lui, maintenant. Poursuivre un voleur à travers les fourrés des taillis... c'est, comme on dit chez nous, chercher une aiguille dans une charretée de foin.

Vainement le procureur impérial battit les environs avec la garde civique, les pompiers et deux ou trois brigades de gendarmerie ; il ne réussit qu'à faire du dégât dans les champs, qu'à fatiguer inutilement son monde et qu'à se couvrir de ridicule.

Il fallait voir comme tous ces chiens de chasse tiraient la langue et portaient la tète basse en rentrant le soir au chenil !

Toute la ville était allée à leur rencontre, dans Tespoir qu'ils ramèneraient Lanchec ; aussi, quand on les vit revenir en débandade, clopin-clopant, sales, essouftlés, crevant de soif, criant la faim et ne rapportant pas même un levraut, un petit lapin, ce fut dans la foule un éclat de rire homérique, une bordée de quolibets : «En voilà des chasseurs 1... ce n'est pas étonnant, ils avaient oublié leurs pompes !... Enfin, ils sont sains et saufs, c'est toujours ça ! » — 11 n'y a que Téte-de-Veau qui ne riait pas, et pour cause ; le pauvre vieux avait si grand'peur de perdre sa geôle et si grand'bonte aussi de s'être laisser jouer de la sorte par son pensionnaire !

Cependant Lanchec déroutait toutes les recherches et mettait sur les dents tous les gendarmes de la contrée.

Les paysans avaient une telle peur de lui qu'ils

le voyaient partout à la fois. On le signalait à Nort, à Nozay, à Ghàtcaubriant, à Goiiffé, dans tous les endroits où Ton voyait rôder un mendiant autour des métairies.

Aujourd'hui, il s'était arrêté dans une auberge et avait demandé à manger, le pistolet au poing ; demain, il mettait le feu à une grange pour se venger des métayers qui lui avaient refusé un lit ; un autre jour, il payait à une pauvre femme une tasse de lait chaud cent sous. Que sais-je? tout ce que la peur imaginait, inventait en bien comme en mal ; qu'il se produisît un accident, un incendie, un crime, Lanchec avait bon dos, c'était lui qui portait tout.

Il est vrai qu'il faisait en sorte d'entretenir la terreur dans le pays, tout en donnant une fausse piste aux gendarmes.

Il ne se passait pas de semaine sans que le procureur impérial d'Ancenis ne reçût une lettre de lui, le menaçant de mort, le prévenant charitablement qu'il irait lui rendre visite, telle nuit, à telle heure, avec sa bande et qu'il mettrait le feu aux quatre coins de la ville. « Surtout, disait-il à la lin de toutes ses lettres, ne faites pas de mal au père Antoine ; c'est la meilleure bète qu'il soit possible de voir, et j'ai l'intention, quandje me serai installé définitivement, de le prendre pour concierge. »

Le procureur n'en vivait plus ; il avait une telle venette, qu'il faisait monter la garde à sa porte et qu'il ne sortait plus sans avoir dans sa poche un pistolet chargé. La gendarmerie se tuait à faire

des patrouilles et des rondes de nuit ; tout le monde ne dormait plus que d'un œil. Songez donc : un homme comme Lanchec qui prévient le procureur qu'il mettra le feu à la ville : ce n'était rien moins que rassurant.

Un soir, le bruit se répandit qu'il était arrêté et qu'on venait de le conduire à la prison. — « Pourvu que le père Antoine ne le lâche pas ! » Renseignements pris, c'était tout simplement un vagabond que deux paysans de GoufTé, croyant avoir affaire à Lanchec, venaient d'amener chez le procureur. Ils l'avaient trouvé dormant, cuvant son vin, dans leur grange, et s'armant de fourches, à défaut de fusils, ils l'avaient traîné, comme ils avaient pu, jusqu'à Ancenis. Ce seul fait doit vous donner une idée de la panique qui régnait alors dans les environs.

Enfin, les menaces de mort et d'incendie ne s'exécutant pas aux jours marqués par Lanchec, on se tranquillisa petit à petit ; les patrouilles cessèrent et le nom du voleur allait tomber aux oubliettes, quand il fut arrêté — pour de bon cette fois — dans un cabaret deGennes, non loin de Saumur.

Le cabaretier l'avait reconnu à son signalement et s'était empressé, mine de rien, de prévenir les gendarmes qui, survenant à l'improviste, l'avaient surpris par derrière et garrotté avant même qu'il les eût aperçus. Une chance pour eux!... car le brigand portait à sa ceinture, dissimulés sous sa blouse, deux superbes revolvers chargés.

Vous pensez quel soupir de soulagement poussèrent hîs habitants d'Anccnis en apprenant cette

bonne nouvelle ! Le procureur impérial, assuré maintenant de ne plus périr de la main de Lanchec, fit publier son arrestation à son de caisse, et, de peur qu'il n'en restât quelque doute dans le public, il demanda au parquet de Saumur sa réintégration dans la maison d'arrêt d'Ancenis.

Je me souviendrai toute ma vie du jour de son arrivée. La rue de la Gare et les rues avoisinantes étaient envahies par une foule énorme qui avait fait toilette et s'écrasait en grappes le long des maisons, pour voir passer, entre une double haie de gendarmes, le hardi voleur qui l'avait occupée si longtemps de sa personne.

Sans compter qu'il était superbe et qu'il avait une mine de cour, sous l'habit de noce du métayer de Pontchapeau.

11 regardait à droite et à gauche en souriant, en faisant de petits saluts de protection, d'un air de dire : « Regardez-moi bien, je suis le terrible Lanchec qui s'est si bien moqué de vous ! »

Le procureur marchait devant lui, comme un bedeau devant la bannière, et le père Antoine était debout sur le seuil de la prison, qui jubilait — le pauvre homme ! — en voyant venir de loin son prisonnier. Qu'ai-je dit : son prisonnier ! c'était plutôt un ministre ou un évêque qui faisait son entrée solennelle ; il ne manquait que des drapeaux aux fenêtres et des arcs de triomphe dans la rue pour que l'illusion fût complète.

Trois mois après, Lanchec passait en cour d'assises et s'entendait condamner aux travaux forcés à perpétuité.

100 CONTES Eï FIGURES DE MON PAYS.

Yers le même temps, Tête-de-Veau était mis à la retraite et le procureur obtenait de l'avancement.

Comme vous le voyez, chacun était payé selon ses services.

0 comédie humaine !

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