LA CHANSON DU MUSCADET
Si vous ne connaissez pas rélymologie du mot «muscadet», adressez-vous à mon ami Lucas, d'Anetz.
Lucas était un de mes camarades de collège — un copain rare : bon comme le bon pain, bête comme une oie, nul en tbéme, plus nul en version, mais d'une force sur Fauthologie à rendre des points aux plus fameux hellénistes. Ah! le coquin, quand j'y pense ! Comme il vous déchiffrait avec aisance le « poluphlosboïo thalassès « du père Homère !
Aucune racine, si profonde et si complexe qu'elle fût, ne l'embarrassait. C'était à croire (ju'il parlait grec et latin dans le sein de sa mère. Aussi, dès la cinquième, n'ayant plus rien à apprendre au collège, s'empressa-t-il de tourner le dos aux études classiques et d'aller cultiver les raves paternelles, dans une petite borderie qu'aujourd'hui il fait valoir.