AVANT.PROPOS
Ma sœur vint me trouver, un jour, et me dit : u Je pan pour un assez long voyage et je vais te confier ma petite Marie-Alice. Elle ne t'occasionnera aucun ennui ; car elle est obéissante et sage. Tu n'auras pas à la bercer, le soir, pour l'endormir ; tu lui diras quelques conte.- et elle s'endormira en t'écoutant.
La chose paraît bien facile, n'est-ce pas? .... Dire des contes, quoi de plus simple ? Eh bien cela vous trompe ; cela m'a trompée moi-même.
Marie-Alice avait cinq ans, elle était intelligente, éveillée ; et j'anticipais le plaisir de voir ses grands yeux émerveillés, en écoutant les quelques contes emmagasinés dans ma mémoire. Je racontai donc avec succès, "Le Petit Chaperon Rouge," u Le Petit Poucet," " Cendrillon;" puis je recommençai, M Le Petit Chaperon Rouge," "Le Petit Poucet," "Cendrillon." . . . Mais, bientôt Marie-AHce|medit : "Je les sais, ceux-là, matante !". . .
Vous voyez mon embarras ....
Marie-Alice, maintenant, est une grande fillette ; si elle se marie un jour et qa'tlle me confie BU enfant.-, je veux pouvoir varier un peu mes récits, afin de m'évitai
un autre: "Je le- sais, ceux-là, ma tante."
A cette lin, je commence.
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"Myosotis ". . . . la bouche rose Articule péniblement
Ce nom Puis, après une pause,
Jésus ajoute doucement :
" Je ne saurais le dire vite. ..."
Il répète le nom tout bas :
" J'aimerais mieux, chère petite,
T' appeler : " Ne m'oubliez-pas. . . . "