‹ Contes et légendesChapitre 3 sur 30 · LA FÉE AMBITIEUSE · texte numérisé non relu

LA FÉE AMBITIEUSE

Et la fée Mimosa était triste

LA FSE AMBITIEUSE

Trop d'ambition a été la cause de bien des ruines, de bien d< très, de bien des catastrophes .... I

que je vais voue raconter, en est une preuve nouvelle.

La fée Mimosa était triste .... La fée Mimosa était

belle, pourtant; elle était bonne e puisqu'elle ne

;iit de son pouvoir que pour faire le bien. A avait-elle été élue reine is. I! n'y ava.it pas de

complète sans Mimosa, et. lorsqu'elle taisait son apparition, les fées, les géni< s, les lutin

lutins ne sont pas ;uer — 1 ' rendaient

hommage.

Mais— tant il est vrai qu'on n'est jamais heureux en ce monde — la fée Mimo3a, un peu gâ ries

flatteries dont elle était l'objet, f?e mit à rêver d'éten

domaine. Et voici dit un jour à sa vi

nd'rm re, fée (lie aussi :

rrand'môro, puisque j'i pouvoir sur et sur les choses terrt pourquoi n'en aurai-je pas

autant sur la mer et BUr 3? Il y a là

million millions de poî t mène

sirènes, qui n'ont pas de souveraine. Que je serais 1. ; e d'être reine d<

Mai and' mère lui répondit nt :

ntente de ton sort ii rappelle-toi que, souvent, L'ambition cause la mort < >u quelqu'effroyal ment."

Dans ce t< tnp -là li I qu'en

bien, y \ ' pas I

vaincre pai i i - pi t, comme un

ver rongeur, L'ambition la minait.

Et la fée Mimosa était triste .... Un soir, il y avait grand bal chez les fées. £ Mimosa, habituée qu'elle était aux hommages, ne put se défendre d'un frisson de joie, en voyant l'accueil qu'on lui fit, ce soir-là. Quand elle descendit du nuage où elle habitait avec sa cour, cent, deux cents fées se précipitèrent à sa rencontre. C'était un beau spectacle : chaque fée portait un vêtement blanc et soyeux, parsemé de vraies étoiles. Elles étaient toutes couronnées de lys et de roses, et leurs baguettes flamboyaient comme des diamants.

Que vous dire de Mimosa ? . . . .

Elle était si belle, si belle que je me sens impuissante à la décrire.

Quel spectacle que celui de toutes ces gentilles fées, dansant sur la mousse, si souples, si légères, au son d'un orchestre invisible ! . . . La lune complaisamment éclairait la scène ; les étoiles semblaient plus brillantes, ce soir-là ; enfin la nature était de la fête.

Mais la fée Mimosa était triste ....

Sans cesse, elle murmurait tout bas : ' i Au fond de la mer, il doit y avoir aussi de belles fêtes, et .... je n'ai jamais entendu dire que les poissons, les cétacés, les sirènes eussent de souveraine .... On me trouve ambitieuse ; mais, ah ! commander à la mer, comme je commande à la terre ! ... ce serait le véritable bonheur.

Tout-à-coup, Mimosa entendit ces mots, chantés par la voix flûtée d'un petit lutin :

11 Contente-toi, ma Reine, De régner en ces lieux ; Crois-moi, ma Souveraine, Cela vaudra bien mieux."

C'était, comme vous le voyez, le second avertissement. Mais autant vaudrait essayer d'arrêter le cours d'un torrent

impétueux que celui d'une vivo ambition, et la fée Mimosa resta sourde à cette voix.

11 Ce soir mOme," se dit-elle, "je vais partir. Quand je reviendrai, mon royaume sera agrandi de moitié.'1

Et avec ces mots sur les lèvres, elle partit, sans mime dire adieu aux bonnes petites fées, ses ami» -

Elle partit, mais elle ne revint pas .... Le lendemain, la marée rejeta sur la grève le cadavre de la trop ambitieuse Mimosa.

Voyez-vous? aux sirènes la mer ; aux fées la terre, la bonne et ferme terre !

Sur la tombe de la fée Mimosa ces mots furent grav

"Ci-^it Mimosa, notrv Reine, Victime «le l'ambition,

Qui, pour egrandir BOO domaine,

Marche ver.- Be destruction."

Lof roses et les lys en tr' ouvraient leurs calio

- les plua doux, l'air était imprégné Dan? oe jardin fleuri, paradis de déii

femme passait, par un beau jour d'él Elle n'était pas seule, en ce lien solitaire, Auprès d'elle i it un jeune ad nt :

La fem impie et belle était la Vi< Mère,

petit com] a, c'était Jésus-Enfant 1

La Mère de Je

A l'ombre d'un bosquet bientôt elle e

irant doucement la fraîi mée

De cette floraison, la V: :it.

sitôt Un souri: -te

Reflétant le penser de poh divin cerveau : Tantôt, en B'éveillanl d Ba Mère va r an dé au.

Donc, sans trop B'éloigner de celle qui & lie,

Jésus cueille d< a lys en

T/ Enfant-Dii u tend] me la fli ermeille

Dont II ]>: - haut la sua?

Le lj - est de Marie une parfaite i

Il en a la blancheur la comm

ut»'- mains n'en peuv< ni davanta Il contemple joyeux son bouqi

Kt voici que l'Enfant voit une bel!

Blanche comme les lys, Il voudrait la cueillir

Cependant. Il hési • • •

Il redoute l'épine ; i lie le tait I

Il appro main, puis ind<

vie et la timidifc ra-t-il vraii ndant, Il d

D'abandonner ainsi l'obji : tant convoifc

Ne saura-t-il donc pas cueillir la fleur si belle ! . . . Que faire, cependant, et comment se risquer ? . . . Faut-il y renoncer. ... Sa peine est si réelle Que bientôt, doucement, Il se met à pleurer. . . . Le trésor parfumé, dont II a la main pleine, Maintenant, lui paraît pauvre et bien incomplet. . . Comment faire un bouquet sans la fleur souveraine? . . Oh ! pour la posséder que n'aurait-il pas fait?. . .

Alors, sans hésiter, Jésus saisit la tige. . . . On entend, aussitôt, un soupir de douleur : L'épine l'a blessé ; mais son sang, ô prodige, En tombant sur la rose, en change la couleur : Cette rose et ses sœurs, qui croissaient sur la plante, Deviennent à l'instant, d'un rouge flambo37ant. C'est ainsi que naquit cette rose éclatante ; Ses pétales, jadis, étaient du plus beau blanc.

DNE AVENTURE

l'n riif.mt Bospendu à l'aéroplanel"

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