L'OMBRE PROPHÉTIQUE
La Vierge souriait. . . et c'était grande fête,
Car, Jésus essayait, ce soir, ses prer ‘ers page Deux flambeaur éclairaient d’une « 1rté parfaite
L'Enfant-Dieu titubant sur ses pieds délicate. .. ,
La Mère du Sauveur, soudainement, tressaille, Elle ne sourit plus de son air confiant ;
Car, très distinciement, eur la blanche muraille, Une ombre se dessine. . . . et c’est terrifiant ! .
Ce n'était, il est vrai, qu’illusion d'optique : Debout, les bras tendus, l’Enfant-Dieu projetait Clairement, sur le mur. le dessin prophétique
De la croix. ... Et la Vierge amèrement pleurait.
Puis, quelques jours, quélques semaines plus tard, Jésus bégaye ses premiers mots. Quels seront les premiers mots que balbutiera l’Enfant-Dieu, Celui qui est venu sur la terre afin de mourir sur la croix pour nous? N'y a-t-il pas là de quoi faire des centaines de légendes. .. car, nous avons toutes et chacune notre opinion à ce sujet ; voici la mienne :
L'Enfant-Dieu gazouillait.... la Vierge-Mère émue Au-dessus du berceau se pencha tendrement.
Jamais, avant, ce jour, de la bouche menue
Ne s’était échappé pareil gazouillement ;
La Vierge eut tout-i-coup, un céleste sourire :
Elle entend sûrement dans ce doux gazouillis
Des mots balbutiés..... Combien elle désire
Que son enfant la nomine.... oh! ce serait exquis!.,
Alors, les yeux fixés eur cette bouche rose,
Elle respire à peine afin d'écouter mieux ;
Car c’est une importante et précieuse chose
Que ce mot, le prem'er, de son cher Enfant-Dieu..
Il parle !.... Que dit-il?... Est-ce le nom de Mère’...
Hélas ‘ la Vierge éprouve une souffrance amère : Jésus, distinctement, disait : ‘O CRUX AVE!
ni
Et maintenant. Maisavant de vous quitier, vous me permettrez bien de vous dire une autre de mes légendes?... Cette légende est, me dit-on, de bonne inspiration :