DE LA CRÉMIÈRE ÉDITION DES NOUVELLES EN VERS
Les Nouvelles en vers, dont ce livre fait part an public, et dont l'une est tirée de l'Arioste et l'autre de Boccace, quoique d'un style bien différent, sont toutefois d'une même main. L'auteur a voulu éprouver lequel caractère est le plus propre pour rimer des contes : il a cru que les vers irréguliers ayant un air qui tient beaucoup de la prose , cette manière pourroit sembler la plus naturelle, et, par conséquent, la meilleure. D'autre pari aussi, le vieux langage, pour les choses de cette nature, a des grâces que celui de notre siècle n'a pas. Les Cent
1 Cet Avertissement se trouve en lête des Nouvelles en vers tirées de Boccace et d'Ârioste, par M. de L. F. (Paris, Cl. Barbin, 1665, in- 12), contenant le Cocu battu et content, Jocondc, et la Matrone d'Ephcse, imitation en prose de Pétrone par Saint-ÉvremonJ. C'est là l'édition originale de Jocondc.