‹ Contes et nouvellesChapitre 29 sur 33 · SOS PAUL DE ROCK · texte numérisé non relu

SOS PAUL DE ROCK

niment^ et en reconnaissance il nous montra sur son bureau de bois de rose les épreuves de Ce Monsieur! qui allait paraître. Nous nous jetâmes dessus avec un enthousiasme — qui amena un éclair d'orgueil dans sa prunelle.

Ce premier moment écoulé, j'invitai, au nona de mes camarades, M. Paul de Kock à un simulacre de banquet chez Passoir. Après s'être défendu avec beaucoup de grâce, M. Paul de Kock finit par acepter. — Les vitres de son appartement résonnèrent au bruit prolongé de nos joyeux hurrahs.

J'avais été chargé de Tordonnance et des dispositions de cette fête, et j'avais cru ne pouvoir faire mieux que d'en calquer le dessin sur les principaux romans de M. Paul de Kock lui-même. Tous les chapitres où Ton mange, où Ton folâtre, avaient donc été compulsés par moi avec un soin remarquable, et j'en avais extrait les éléments d'un programme — qui, à mon sens, devait tout à fait chatouiller son amour-propre d'auteur.

M. Paul de Kock ne nous avait demandé qu'un quart d'heure pour changer de toilette. Il revint avec un pantalon blanc et un habit vert-russe. Ce fut le signal du départ.

Arrivés chez Passoir, nous nous installâmes sous un berceau, dont les branches entrelacées formaient m dôme impénétrable aux feux du jour. M. Paul de Kock occupait le haut bout de la table, — ayant Fifline à sa droite et Dodolphe à sa gauche.

— Voilà un des plus beaux jours de ma vie! murmura-t-il.

Mais, lorsqu'il s'agit de vider la première rasade:

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