COMMENT U ESPRIT
D’autres fecrets fe mettent en ufage.
N’en cherchez point, dit Life, davantage;
De celui-ci nous nous contenterons.
Soit fait , dit-il ; nous recommencerons Au pis aller , tant & tant qu’il fuffife.
Le pis aller fembla le mieux à Life.
Le fecret même encor fe répéta Par le Pater ; il aimoit cette danfe.
Life lui fait une humble révérence.
Et s’en retourne en fongeant à cela.
Life fonger ! quoi , déjà Life fonge!
Elle fait plus ; elle cherche un menfonge ,
Se doutant bien qu’on lui demanderoit.
Sans y manquer , d’où ce retard venoit.
Deux jours après, fa compagne Nannette S’en vient la voir; pendant leur entretien Life revoit : Nannette comprit bien ,
Comme elle étoit clairvoyante &c finette.
Que Life alors ne revoit pas pour rien.
Elle fait tant, tourne tant fon amie.
Que celle-ci lui déclare le tour.
L’autre n’étoit à fouir endormie.
Sans rien cacher, Life de bout en bout.
De point en point , lui conte le myftere , Dimenfions de l’efprit du beau Pere ,
Et les encore , enfin tout le phœbé.
Mais vous, dit-elle, apprenez-nous , de grâce. Quand & par qui l’efprit vous fut donné.
Anne reprit : puifqu’il faut que je fafle
Si
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