EN ENFER
Tout dès l’abord à femblabîe écoliere-.
Il ne lé fit : en voiei les effets.
Comme il vouloit être des plus parfaits ,
Il dit en foi: Ruftie , que fçais-tu faire? Veiller, prier, jeûner, pourlahaire?
Qu’eff-ce cela? moins que rien; tous le font: Mais d’être feul auprès de quelque Belle ,
Sans la toucher; il n’eR viéloire telle; Triomphes grands chez les Anges en font : Méritons-les ; retenons cette fille :
Si je réfifle à chofe fi gentille ,
J’atteinds le comble , <$ c me tire du pain Il la retint , & fut fi téméraire-.
Qu’outre Satan , il défia la chair,
Deux ennemis toujours prêts à mal faire;
Or font nos Saints logés fous même toit*
Ruflic apprête , en un petit endroit.
Un petit lit de jonc pour la Novice:
Car de coucher fur la dure d’abord.
Quelle apparence ! elle n’étoit encor Accoutumée à fi rude exercice.
Quant au fouper,elle eut, pour tout fervice , Un peu de fruit , du pain non pas trop beau. Faites état que la magnificence De cé repas ne confifla qu’en l’eau Claire, d’argent, belle par excellence*
Ruflic jeûna : la fille eut appétit.
Couchés à part , Alibech s’endormit :
L’Hermite, non. Une certaine bête ,