Tome II. L
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1 6i LE DIABLE Diable nommée, un vrai ferpent maudit, N’eut point de paix qu’il ne fût de la fête :
On Py reçoit. Ruftic roule en fa tête Tantôt les traits de la jeune beauté.
Tantôt fa grâce <5 c fa naïveté ,
Et fes façons , &; fa maniéré douce ,
L’âge, la taille, &c fur-tout l’embonpoint.
Et certain fein ne fe repofant point ,
Allant, venant; fein qui pouffe & repouffe Certain corfet , en dépit d’Alibech ,
Qui tâche en vain de lui clorre le bec;
Car toujours parle : il va, vient , &c refpire ; C’eft fon patois: Dieu fçait ce qu’il veut dire. Le pauvre Hermite ému de paillon.
Fit de ce point fa méditation.
Adieu la haire , adieu la difcipline :
Et puis voilà de ma dévotion ;
Voilà mes Saints. Celui-ci s’achemine Vers Alibech, & l’éveille en furfaut.
Cen’eff bien fait que de dormir fi-tôt.
Dit le frater : il faut au préalable Qu’on faffe une œuvre à Dieu fort agréable, Emprifonnant en Enfer le Malin :
Créé ne fut pour aucune autre fin; Procédons-y. Tout à l’heure il fe gliffe Dedans le lit. Alibech fans malice:
N’entendoit rien à ce myftere-là :
Et ne fçachant ni ceci ni cela ,
Moitié forcée & moitié confentante.
Si;
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