‹ Contes et nouvelles en vers (volume 3)Chapitre 46 sur 84 · LA JUMENT DU COMPERE PIERRE · texte numérisé non relu

LA JUMENT DU COMPERE PIERRE

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M ESSIRE Jean, ( c’'étoit certain curé Qui préchoit peu , finon fur la vendange ):

Sur ce fujet, fans être préparé,

Il triomphoit ; vous euflez dit un ange.

Encore un point étoit touché de lui, Non fi fouvent qu'eût voulu le Mefhre ; Et ce point-là, les enfans d'aujourd'hui Scavent que c’eft ; befoin n’ai de le dire.

Meflire Jean, tel que je le décris, Faifoit fi bien que femmes & maris

Le recherchoient , eftimoient fa fcience:

Au demeurant il n’étoit confcience

Un peu jolie, & bonne à diriger, Qu'il ne voulût lui-même interroger, Ne s'en fiant aux foins de fon vicaire.

Meflire Jean auroit voulu tont faire, S’entremettoit en zèlé directeur,

Alloit par-tout , difant qu'un bon pafteur

Ne peut trop bien fes ouaiïlles connoïtre, Dont par lui-même inftruit en vouloit être.

Parmi les gens de lui les mieux venus, N iv

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