LA COUTURIERE
ertaine fœur dans un couvent Avoit certain amant en ville, Qu'elle ne voyoit pas fouvent ; La chofe, comme on fait, eft aflez difficile : Tous deux euflent voulu qu'elle l'eût été moins ; Tous deux à s'entrevoir apportoient tous leurs foins Notre fceur en trouva le fecret la première : bonnettes en ceci manquent peu de talent. Elle introduifit le galant Sous le titre de couturière,
i . Les cinq contes suivants, insérés dans toutes les éditions des Contes de la Fontaine, ne sont pas de cet auteur; nous avons cru devoir faire comme nos devanciers, mais en donnant alors les noms des auteurs auxquels ils sont attribués.
La Couturière, le Gascon, la Cruche, sont de d'Autreau, peintre et poëte contemporain de la Fontaine.
Promettre est un, et tenir est un autre, serait de Vergier. dont les poésies furent fort recherchées vers le milieu du xviue siècle.
Quant au Rossignol, on l'attribue tantôt à Lamblin, conseiller au parlement de Dijon, tantôt à du Trousset de Valincour, connu par sa critique du roman de la Princesse de Clèves.