‹ Contes et nouvellesChapitre 55 sur 80 · D'UN BARBET · texte numérisé non relu

D'UN BARBET

nale,.... le chef-d'œuvre de ma muse h... Meurs, monstre, continua-t-il en levant sur moi son canif; mais non , ton sang impur ne doit point souiller mes mains ; c'est au glaive de la justice à venger ton forfait. » Alors il feuilleta dans les restes de son manuscrit : «Deux actes sont anéantis! et toi, Melpomène , tu pouvais permettre que l'enfant chéri de ton Sophocle allemand fût étouffé dans son berceau ! mais c'est ma foute , car moimême j'ai abandonné aux chiens cette production sublime. » Il jeta en silence ses vêtements loin de lui , et se mit au lit. Quant à moi, je me tapis dans un coin, bien résolu de me soumettre à mon sort, et.de ne point défendre une vie qui ne m'avait jamais été tant à charge que depuis ma captivité dans cette prison poétique.

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