‹ Contes et nouvellesChapitre 74 sur 80 · LETTRE VIII · texte numérisé non relu

LETTRE VIII

Avant sept heures du matin j'entendis Marianne trépigner dans le vestibule. Quelquefois elle se collait contre ma porte pour savoir si j'étais levé. Elle n'eut pas besoin d'attendre long-temps ; elle s'empara de mon bras, et je lui proposai une promenade sur, la chaussée. Depuis mon aventure nocturne , je me gardai bien d'en risquer une autre avec elle. Le chemin était très agréable; et comme notre demeure se trouvait au bout du village, nous n'eûmes qu'un pas à faire pour .être dans la campagne. Je m'emparai à dessein de la conversation, afin de pouvoir la diriger à mon gré; et après quelques questions indifférentes , auxquelles je ne lui laissais jamais que le temps de me faire des réponses très courtes , je continuai de la manière suivante : . •

Moi. Diles-moi donc, ma jeune amie, ce .que vous avez appris dans votre couvent.

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