‹ Contes et nouvellesChapitre 13 sur 20 · L\ VILLA MARAV1GLI0SA · texte numérisé non relu

L\ VILLA MARAV1GLI0SA

riginal court les champs depuis dix ans, si je sais bien compter.

— Policastro, vous vous tlattez; vous n'avez presque pas mis la main à cet ouvrage.

— Vous me raviriez ma gloire! c'est peu généreux, seigneur. Est-ce que je ne conviens pas de la part que vous prenez à la confection de mes ragoûts? Vous êtes mon associé en cuisine, que je sois le vôtre en matière d'art.

— Le talent avec lequel tu te seras tiré des deux dernières copies que tu as faites d'après ce Dominiquin et ce Carlo Dolci, décidera de l'estime que je puis taccorder.

— Il est bien temps, comte, de m'estimer, lorsque dous n'avons plus de copies à exécuter. Que copierionsnous '? Il n'y a plus rien à copier ici.

— Je sais ce que je dis. Je marie bientôt ma fille à cet étranger, et j'ai besoin que l'illusion dure jusque-là. Si je ne pouvais plus lui refuser l'entrée de la galerie, e! qu'il s'aperçût, par ta maladresse, de l'erreur universelle qui règne ici, je perdrais un gendre et les soixante mille livres de revenus qu'il apporte dans ma maison.

— Ah <a ! niais de quelle fille parlez vous? de mademoiselle Vénus? mais elle n'est pas voire tille.

— Tas tout à fait : elle est ma nièce, la fille de mon frère, mort en France.

— \ous lui feriez épouser une copie, ace Français !

Vénus Détail pas sa tille! J'étais sur le point de renverser Poil ion, et de m' écraser, ou de les écraser sous ses ruines.

— Mais, seigneur comte, pourquoi lui avoir cache qu'elle c'était que votre nièce?

— C'est qu'il es! fou de tout ce qui est italien, et n'es-

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