‹ Contes et nouvellesChapitre 8 sur 20 · LA VILLA IURAVIGL10SA · texte numérisé non relu

LA VILLA IURAVIGL10SA

Je partis donc de Gènes pour Florence, n'ayant ebi admire que l'air bleu, et n'ayant entendu que la vague sonore. — J'arrivai à Florence.

Le comte de Frontifero, à qui j'étais recommandé, n'était pas aussi fier que la plupart des seigneurs italiens; il ne se proclamait pas issu d'Hercule comme la famille d'Esté, ni de Mars cornue beaucoup d'autres maisons florentines; il ne prétendait descendre, assurait-il avec beaucoup de candeur, que d'Énée, nom do:.t il ne prenait que la première initiale, par une modestie encore plus louable. Il signait É c Frontifero. • Quoiqu'il ne tînt pas de la succession d'Enée sa belle villa maravigliosa, située à quelques lieues de Florence. sur l'Arno, il n'est pas moins vrai que cette superbe propriété appartenait depuis un temps immémorial, mais non avant Énée cependant, à sa famille, lîère d'avoir donne trois papes à l'Église, six gonfaloniers à la ville de Florence, et un incomparable amateur aux beaux-ails. Cet incomparable amateur, c'était, cela va sans dire, le comte Enée de Frontifero.

11 résidait toute l'année à sa villa maravigliosa, renommée pour ses eaux, ses jardins, ses bois, et surtout pour sa galerie de tableaux.

mol de villa éveille, dans la mémoire de ceux qui ont admiré les colossales vues de Piranesi, des constructions gigantesques, auprès desquelles Fontainebleau et Versailles sont des joujoux. Mais quand on ne connaît la villa Panfili (aujourd'hui villa Doria), la villa Corsini et la villa Ferroni, que d'après ce dessinateur, on n'imagine résid< h :es se • -< ut d'une maison l'or!

bourgeoise, d'un jardin où il y a beaucoup d'eau, ;

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