‹ Contes et poésiesChapitre 6 sur 30 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Sous mes oliviers verts, en mon riant séjour, Quand vous me croyez seul, j'ai bonne compagnie, Bons livfès ; à ces gens d'aimable et doux génie.

Je fais parfois un doigt de cour.

Les poètes légers descendent sur ma plage ,

Leur esquif est à mon rivage

Amarré depuis plus d'un jour.

Oui, de tous lieux chez moi s'empresse

La foule des chantres aimés.

Mais par aucun, dans ma tendresse,

Certains Français ne sont primés.

Ceux-là, ce sont mes rois, mes dieux et davantage. Je suis à deux genoux devant leur bon langage. Net et sain, pur bon sens de grâce revêtu.

Que d'agréments dans leur sourire !

Le temps n'en a rien rabattu.

Ces tours charmants, fine fieur du bien-dire, Ont des beautés encor dont on est amoureux.

Veuille Dieu qu'en ce présent livre Ait laissé trace au moins ma passion pour eux !

Contes y sont, lecteur, je te les livre; Dis-nous-en ton avis, quand tu les auras lus. Si je n'ai su d'attraits et grâces assorties A ton gré les parer, il ne me reste plus

Qu'à jeter la lyre aux orties.

Nice, décembre 1853.

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