L-NE VEILLEE AL VILLAGE
Hurel vida son verre, Fix et Rochart en firent autant, et tous les quatre ensemble sortirent p r Li cuisine, où le père Ykel les suivit la l;impe à la main; et, la porte à peine ouverte, la lumière tremblolanle éclaira les quatre montagnards, qui se sauvaient dans ce déluge, le dos rond, la main sur le feutre ou le bonnet.
Un coup de vent referma la porte ; toute la vieille masure en trembla, et Ykel, revenant les yeux plissés, dit :
« Hél hé! hé! vont-ils en recevoir avant d'arriver chez eux!... Allons, Catherine, il est temps de dormir... Si monsieur l'entrepre-
neur veut encore rester...
— Non, père Ykel, je suis comme vous, j'ai sommeil.
— Eh bien, prenez la lampe; nous trouverons bien notre lit. >»
Je montai le vieil escalier, écoutant le vent pleurer au dehors d'une façon lamentable. L'idée de toutes les misères humaines, de la guerre, delà peste, de la famine, de la trahison et de la bêtise me remplissait la tête; j'en étais vraiment désolé. Pourtant, une fois couché, le bonnet de colon sur les oreilles et la couverture sur l'épaule, je finis par m'endormir à la grâce de Dieu !
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