TOME H
38 CONTES ET ROMANS d'ÉGYPTE
rent les lettres. En voyant le saint Claude, Arien fut dans un grand étonnement et lui dit : « Ah ! c'est toi le seigneur saint Claude ! Que t'est-il donc arrivé pour que Ton t'envoie ici ? Vraiment tu as fait une grande et merveilleuse chose dans la ville d'Antioche ! » Arien insista de cette façon, espérant pouvoir exécuter Tordre du roi ; mais ses espérances furent vaines.
Le saint Claude, après avoir accompli sa bonne carrière, fut martyr près d'une caverne dans une montagne située dans le nome d'Assiout. De là, son âme fut portée dans le royaume des cieux, le saint Claude n'était alors accompagné que d'un seul esclave, car il avait affranchi les autres. L'esclave, son compagnon, prit son sang dans un mouchoir propre, le conserva et resta dans ce même endroit une année entière f .
Un grand nombre de chrétiens furent martyrs de la main d'Arien. Arien lui-même fut appelé un jour par le Dieu bon à prendre
i. Il est étonnant de ne pas trouver ici le récit de la mort de Claude ; mais il faut se rappeler que cette mort a été racontée avec détails dans la prédiction de Psoti, et tout dut se passer selon cette prédiction. 11 était donc inutile de recommencer.
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HISTOIRE DU MARTYR CLAUDE 3û.
sa part du martyre. Il partit pour la ville d'Antioche et confessa Jésus le Messie. Aussitôt que le saint Victor eut entendu dire qu'Arien était en prison, il s'y rendit courant comme un courrier, car il était tout triste et troublé de n'avoir appris aucune nouvelle au sujet du saint Claude. Dès qu'il vit Arien, il lui dit : « Es-tu Arien? » — Arien répondit : « Oui, je le suis, mon sei- . gneur. p — Le saint Victor reprit : « Qu'as- .tu fait de mon frère aimé? Pas-tu fait mettre à mort ? » Ces paroles du saint Victor étaient accompagnées de pleurs amers. Arien raconta alors au saint comment Claude avait accompli son martyre. Le saint Victor se hâta de l'aller raconter à la sœur du saint Claude, il lui dit : « J'ai trouvé Arien en prison et il m'a raconté ce qui est arrivé à ton frère. » Elle pria le saint Victor de la conduire à la prison vers l'heure du soir.
Lorsque le soir fut venu, il la conduisit à la prison, elle, ses servantes et son mari. Dès qu'elle vit Arien, elle s'écria : « Qu'as-tu fait, Arien, de mon frère chéri ? Dis-moi comment va mon frère? » — Il lui dit: « En vérité, je n'ai pas tourmenté ton frère, je n'ai permis à personne de le toucher ; mais lors*
qu'il m'a désobéi à moi et à Tordre du roi, j'ai ordonné de le percer d'une épée '. C'est ce qu'on lui a fait : ainsi, il est mort sans que je Taie voulu ; c'est lui-même qui l'a voulu. » A ces paroles d'Arien, la sœur du saint Claude s'écria : « Que t'avait-il fait, Arien, pour que tu le fisses percer d'une épée et mourir de la plus misérable mort?
Plût à Dieu, Arien, que l'épée qui a percé mon frère eût percé tes entrailles! J'aimerais mieux que tu m'eusses percée moimême avant mon frère. Plût à Dieu que le sang de mon frère fût entré dans mes veines pour venger mon sang par le tien?
Tu m'as brûlé les entrailles, ô Arien, tu -me les as brûlées avec du feu ! N'as-tu pas aujourd'hui une tendre compassion pour mon frère que tu as tué injustement? Que ne puis-je trouver quelqu'un pour faire parvenir cette nouvelle à ma mère : on a tué ton fils Claude \ Il n'y avait personne près de
1 On a dit plus haut que Claude devait être percé d'une lance : l'auteur n'y regarde pas de si près.
2. Il semble étonnant de trouver ici cette phrase, lorsque Claude lui-même a dit précédemment qu'il avait perdu ses parents. Il ne serait pas impossible que le messager demandé dût aller porter cette nouvelle en enfer, ce qui ferait alors disparaître la contradiction apparente.
toi r mon frère, lors de ton meurtre, ni ta sœur, ni même un étranger, car on t'a mis à mort dans un pays étranger. Malheur à moi !
Claude, mon frère chéri; malheur à moi pour la grande misère où je me trouve ! Mon frère chéri, je ne veux plus vivre après toi un seul moment. O mon frère, lumière de mes yeux, on m'a privée de l'éclat de ta belle figure. Plût à Dieu que les vers eussent dévoré mes chairs dans la tombe avant que j !eusse appris ton meu r tre, ô mon frère Claude ! que mes entrailles n'ont-elles été ouvertes avant qu'on m'eût dit que tu as été percé d'une épée ! Regarde et contemple ta sœur ; et sache, Claude, que sa tristesse est grande, que mes paupières ne me pourront plus fournir assez de larmes. Malheur à moi, mon frère Claude ! Quelle consolation puis-je avoir désormais? A quel moment pourrai-je attendre ton arrivée? Souviens-toi, mon frère Claude, du moment où tu retournais de la bataille et où je sortais à ta rencontre pour t'ouvrir mes bras et baiser ta belle bouche ! Je ne veux pas être séparée de toi, car tu es plus jeune que moi, et cependant tu es ma gloire et la joie de mon cœur. Si tu m'aimes, Claude, mon frère, prends-moi près de toi
pour ne pas me laisser dans cette tristesse * '. A ces mots, elle tomba évanouie ; car la douleur qu'elle ressentait de la mort de son frère lui brûlait les entrailles.
Le saint Victor se leva aussitôt, mit les mains sur sa tête, arrosa sa figure d'eau. Son mari et ses esclaves, la voyant en cet état, déchirèrent leurs vêtements. Après deux heures d'évanouissement, elle ouvrit les yeux et parla au saint Victor qui la pleurait. Tous les prisonniers, même Arien, pleuraient amèrement à cause des cris et des lamentations qu'ils entendaient faire à la sœur du saint Claude. Pour la tranquilliser, Arien lui dit : « Je ne suis venu ici, ma sœur ,. que pour être martyr comme ton frère ». — Elle répondit : « On m'a donc menti en me disant qu'il était parti pour livrer bataille ! On n'a pas voulu me le laisser voir au moment de son exil, on me l'a enlevé comme un prisonnier !» On la conduisit ensuite chez elle où
i . Ces plaintes ressemblent à celles qu'on fait encore aujourd'hui. A mon avis, elles rappellent celles d'Electre, quoique vaguement. Elles sont déparées par beaucoup de mauvais goût et de répétitions ; mais les sentiments sont vrais et quelques-uns délicats. Ce n est pas le plus mauvais morceau du récit.
elle continua de pleurer, nuit et jour. Dès lors, le saint Victor alla tous les jours la visiter et la consoler jusqu'à ce que le temps de son martyre fût arrivé. On l'exila en Egypte pour y terminer sa carrière. Après cela, Dieu devait renverser le trône de Dioctétien et nommer roi Constantin qui renversa les temples et ouvrit les portes des églises. Les saints et les martyrs jouirent partout de la tranquillité.
Voilà ce que j'ai trouvé dans le premier livre composé par Aristote le philosophe et dicté par Anastase, serviteur du martyr et seigneur Claude, lorsqu'il fut de retour d'Egypte après que son maître eut consommé son martyre. Cet ouvrage fut déposé dans la bibliothèque de la ville capitale de Cappadoce ; mais le martyr copte fut conservé dans le pays d'Egypte.
Que dois- je dire maintenant, ô Seigneur !
comment déciire les honneurs mérités par ton serviteur, le brave héros, qui a éclairé tout notre pays du flambeau de sa virginité.
Sa charité s'exerça non-seulement en faveur des pauvres de la ville d'Antioche ; mais elle fut grande aussi pour les pauvres du monde entier. Puisque nous sommes réunis ici, que
chacun de nous ouvre sa main pour faire l'aumône ; que l'un donne un habit, l'autre un morceau de pain, afin que ce saint con-^ naisse nos bonnes intentions et se réjouisse avec nous. Si vous voulez savoir combien était grande sa joie lorsqu'il faisait miséricorde ou charité, combien était immense son amour pour les étrangers, écoutez-moi, je vais vous le raconter.
Pendant le gouvernement du pasteur honnête, de la cloche de l'orthodoxie, du grand Sévère ! , Dieu, qu'il soit exalté, voulut découvrir le corps du saint Claude. Sévère fit bâtir une belle église en l'honneur du saint, y attacha un prêtre très charitable, surtout envers les étrangers pour lesquels sa table était toujours préparée. La nouvelle de sa bienfaisance se répandit partout. Lorsque ce saint homme fut mort, on mit à sa place un autre prêtre qui était dur de cœur et qui haïssait les pauvres et les indigents.
Un jour, vers le soir, quatre juifs vinrent à l'église pour y passer la nuit. Ils étaient de la ville de Psoi et se rendaient à Antinoë
i. 11 s'agit de Sévère, patriarche monophysite d'Antioche qui, chassé de son siège, dut se réfugier en Egypte 11 est reste très en honneur près des Coptes.
pour se plaindre au Kaschef « de l'injustice
des grands personnages de la ville. Le prêtre les ayant vus à la porte, ne se contenta pas de les laisser sans nourriture ; mais il les chassa loin de l'église avec grossièreté. La nuit, le saint martyr vint à la porte de l'église, sous la forme d'un riche personnage.
Il dit à ces juifs : « D'où êtes-vous ? d'où venez-vous? pourquoi dormez-vous ici avec vos montures?» — Ils répondirent : ■ Nous sommes des étrangers, habitants de la ville de Psoi. • Il dit alors à son serviteur d'aller chercher le prêtre. Celui-ci vint aussitôt, tenant une lampe à la main, et ouvrit la porte. Dès qu'il vit ce grand personnage, il lui baisa les mains, le salua et lui dit : • Sois le bienvenu, monseigneur! D'où viens-tu k pareille heure ? s — Le saint dit : « Je viens du sud du pays d'Esneh : je désire recevoir bénédiction dans l'église et faire offrande pour un vœu que j'ai fait, n — Le prêtre répondit : ■ Très bien, ô grand personnage vénérable, entre, ô homme honnête. • A ces
évidemment ici d'une époque antérieure musulmane, ce mot doit signifier ici le gi Haule-Égyple qui résidai! en effet à Aniii TOME II.
mots, il ordonna au portier d'étendre vite un tapis, de mettre des coussins et de tuer un mouton. Lorsque tout cela fut fait, le saint Claude, sous la forme du grand personnage, dit à son serviteur : n Un tel ! invite ces gens à venir manger avec nous. • Le prêtre dit : « Je leur ai déjà donné à manger; d'ailleurs il n'est pas convenable qu'ils mangent avec toi. • Le saint ordonna à son serviteur de les introduire quand même, les fît asseoir près de lui, sur le même tapis, les pria
burent tout ce qu'on avait préparé pour lui.
Après avoir mangé, les étrangers remercièrent le grand personnage et le bénirent.
Aussitôt le saint Claude donna l'ordre à son serviteur d'attacher le prêtre à une colonne. Quand il l'eut fait, le serviteur prit un fouet et frappa le prêtre de coups nombreux. Celui-ci jetait des cris et disait : < Aie pitié de moi! > mais le serviteur continua à le fouetter pendant trois heures, si bien que le malheureux fut sur le point de rendre l'âme. Le saint ordonna ensuite de le jeter hors de l'église. Les étrangers crurent alors que c'était le Kaschef en personne; ils se prosternèrent devant lui et lui dirent :
« Nous t'offrons nos prières, notre seigneur et maître; nous sommes venus de notre pays pour porter plainte devant ta. seigneurie et ta grandeur contre les grands seigneurs de notre ville qui nous ont traités injustement. » — Le saint Claude répondit : « Je ne suis pas le Kaschef ; mais je lui écrirai une lettre pour qu'il fasse droit à votre demande. » Il écrivit aussitôt une lettre où il faisait connaître leur demande et les congédia. Quant au prêtre dont nous avons parlé, son corps devint tout enflé des coups qu'il avait reçus, et ses parents remportèrent très souffrant dans sa maison.
La nuit suivante, le saint Claude lui apparut et le menaça en disant : « O homme vil l pourquoi es-tu dur envers les hommes qui ont été créés à la ressemblance de Dieu ? Pourquoi hais-tu les pauvres? Pourquoi ne veux-tu pas prendre pitié des indigents et ne leur fais-tu pas l'aumône de mes propres biens? Pourquoi ne laisses tu personne descendre chez toi, sinon ceux qui viennent faire une offrande pour accomplir un vœu > Estce que je t'ai mis dans mon église pour que tu en manges les biens à toi seul? Voici la parole que m'a dite le Seigneur : Tu ne
quitteras point ce lit où tu es couché avant de mourir; car c'est la punition de tout prêtre qui sera sans miséricorde dans mon église. Demain, ajouta le saint, tu dois raconter aux hommes ce que je t'ai dit. » Dès le lendemain matin, le prêtre raconta aux gens tout ce qu'il avait vu. Dès lors, il resta souffrant jusqu'à ce qu'il mourût. Avez-vous vu, mes frères, la punition de ceux qui n'ont pas de miséricorde et qui maltraitent les hommes ?
Je m* rappelle très bien, ajoute le narrateur, ce que j'ai vu de mes propres yeux ici même, dans cette église où nous sommes réunis. Un jour, le roi Anastase envoya l'ordre en Egypte d'exiger de ses habitants une somme d'argent très forte. Il exigeait de chacun des riches personnages une livre d'or qu'on devait porter au palais royal, et de chacun des pauvres un dinar. L'émir d'Egypte était alors un homme au cœur dur, injuste, infidèle, qui détestait les pauvres et leur réclamait une somme plus forte que celle fixée par le roi. Lorsqu'il fut arrivé à El-Qoussyeh, du nome d'Assiout, il entra dans l'église le jour même de la fête du saint Claude : il y trouva une grande foule occu-
pée à célébrer la fête du saint, et moi, chétif, je me trouvais dans cette foule. Au moment où avant de lire l'Évangile nous chantions : Agios o Theos; ce qui signifie :
Saint est Dieu; il entra avec un grand orgueil, suivi de ses soldats qui tenaient des lances à la main, comme font les Begas ', et qui se mirent à casser les chandeliers avec leurs lances. Toute la foule fut remplie de peur et d'effroi, car elle avait entendu parier de lui. Il ordonna ensuite aux soldats de se tenir à la porte de l'église afin que personne ne s'en fût. Il sortit lui-même hors de l'église ; il trouva les mets préparés pour ceux à qui l'on devait donner à manger, il s'assit et les mangea, lui, ses serviteurs et ses soldats, après quoi il demanda encore du vin.
A cette vue, nous récitâmes l'évangile dans le trouble et dans l'effroi. Cependant j'encourageais le peuple et lui disais : « N'ayez
1» Ce trait me semble typique et prouve, je crois, que ces Begas ne doivent pas être confondus avec les Parthes, quoiqu'ils semblent l'avoir été au commencement de ce récit. Les Jlèches du Parthe sont connues de tous. Les Begas sont toujours représentés comme armés de lances; ainsi dans la vie de Schnaudi, que je public en ce moment dans les Mémoires de la mission française du Caire.
pas peur! Dieu vous en sauvera. » Je me mis ensuite à prier le grand martyr, le héros Claude, d'intercéder pour le salut du peuple.
Pendant que l'émir hypocrite mangeait et buvait, tout à coup le saint Claude arriva monté sur un cheval blanc, comme un grand émir envoyé par le roi, vêtu d'un habit vert, ceint d'une ceinture d'or, ayant à la main une épée nue et suivi d'un grand nombre de soldats. Il s'arrêta à l'endroit où était assis l'émir impur et hypocrite. Celui-ci fut troublé à sa vue et pensa que le roi l'avait envoyé pour l'espionner. Le saint lui dit : « Qu'estu venu faire ici ? Le roi t'a-t-il envoyé pour boire le vin et troubler les fêtes des chrétiens? » Il continua de le menacer ainsi.
L'émir ne put point répondre. Le saint Claude ordonna alors de l'attacher et de le frapper au visage et à la tête avec un fouet qu'il tenait à main et lui dit : « N'es-tu donc venu ici que pour manger, boire et effrayer les gens qui sont montés sur la terrasse de l'église et qui se sont laissés tomber à terre pour t'échapper ? Vraiment, je dois te corriger ! » Il lui dit ensuite avec colère : « Hâtetoi de monter sur la terrasse pour les tran-
quilliser. ■ L'émir se mit à courir devant le saint qui le poursuivit tout en courroux jusque sur le haut de la terrasse. Là, le saint Claude le prit par le pied et le jeta en bas : l'émir mourut aussitôt de cette mort épouvantable. Tout cela s'était passé à la vue du peuple. Quant aux troupes qui étaient avec lui, elles s'enfuirent remplies de peur. Aussitôt après, le saint disparut d'entre les assistants qui s'écrièrent d'une seule voix :
« Nous te rendons grâces, o Seigneur, maître de toutes choses, Kyrie eleison. •>
Quant à l'émir hypocrite, on prit son cadavre, on le jeta dans un fossé prés de la ville. Là-dessus, nous achevâmes la prière avec une grande joie, nous rendîmes gloire à Dieu et remerciâmes son brave martyr, le saint Claude. Lorsque nous eûmes donne' au peuple la première paix, un homme possédé d'un Satan ■ arriva en courant, s'introduisit de-vive force au milieu de la foule et se mit à crier à haute voix : ■ Ne te vante pas autant, ô homme d'Antioche ; tu ne peux me chasser de ma demeure, je ne fais pas
i. Comme je l'aï dit plus haut, le mot salin est un nom
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attention à toi, quoiqu'on ne t'ait pas coupé le cou. Je suis un esprit, et tu ne peux pas me chasser, ;>as même me re'sister, ô toi à qui l'on n'a pas coupé la tête ! je ne me soucie pus de toi. Qui es-tu pour me résister?
C'est moi seul qui puis m'opposera beaucoup de gens. J'ai fini par te connaître toi-même désormais et je sais qui tu veux : tu ne peux plus me chasser. » Enfin il continua tant à injurier le saint que celui-ci le fit pendre, torturer et crier d'une voix misérable : « Je reconnais à présent ta force, ô Claude! Tu es bien l'émir du grand roi. Prends pitié et compassion de moi, car je ne peux pas souffrir tes tourments. Je t'en conjure au nom de celui qui a été baptisé par Jean, fais-moi descendre et lâche-moi. » Aussitôt il tomba la face contre terre et s'écria : « Je sortirai selon ton ordre et je me retirerai en Perse. » C'est ainsi que fut guéri cet homme. Alors la foule glorifia Dieu et remercia le saint en ces termes pour ce qui avait eu lieu :
.1 Grands sont ton honneur et ta gloire, ô toi qui as préféré la couronne céleste â la vaine gloire de ce monde. » Ma langue ne peut décrire, comme tu le mérites, une seule de tes vertus, ô orateur éloquent dont le