‹ Contes étrangesChapitre 35 sur 94 · m ' / 111. nul. liant , |>ai -.es le| des, l'état · texte numérisé non relu

m ' / 111. nul. liant , |>ai -.es le| des, l'état

• l ' . « 1 1 1 < de MU' I faubourg , et le mien \ ous 1 onnai < / pai la dépo it ion 1 r 1 > ère de

une, l -I, tan< • qui en\ e

Loppent li ■ fait , et ^ i rôl< /otre eu!

rôle, e t de caractérise! ces fa I

« Or, avant-hier dimanche, vers six heures du soir, j'étais seul dans la chambre 13 du Matelot Saxon, en train de me raser, Lorsque Mlle Haubourg y pénétra... Je fus d'autant plus surpris de sa visite que je L'avais entretenue, une heure auparavant ; qu'il avait été décidé, d'une façon formelle et définitive, qu'elle devait partir à Londres, le lendemain matin. Après mûres réflexions et pour des mot ils secrets, elle ne pouvait accède! a mes sollicitations et ne se déterminait pas à suivre une vocation artistique qu'elle n'avait point. Et je fus également étonné de cette visite, dans

ma chambre.... parce que c'était risquer

mie rencontre embarrassante entre elle et m. 1 femme, rencontre que nous avions résolu d'éviter, autant que possible, tant qu'un accord commun ne serait pas intervenu... Je posai le rasoir sur le boni de la table et je lui dis : ii ExCUSeZ-mOJ de cette tenue, mademoiselle... lue seconde et je

suis à vous... " El je plongeai la tête

dans la cuvette... Celle ablution dernière ne dura pas plus d'une demi-minute...

Mais, en une demi-minute... «pie n'est-il

pas possible défaire?... Monsieur le juge, vous n'êtes probablement pas nu ci iminel et vous n'avez jamais été, je suppose, le témoin d'un suicide aussi brusque et aussi imprévu... Mais je vous pi ierai, néanmoins, de vouloir bien, comme on du. vous mettre

un m Uni dans la pean du pei -ont de nie t\\\f < e que VOUS eilssie/ pei que Vous eilssie/ I a 1 1 , si , a pi es une iniinel-

iion d'une demi minute immersion qui

1 li.ni . \ ous le compi «ne/, de \ oir

et d'entendre, vous vous fussiez relevé

el I loir M' e d'illle jl Ulie le, Utile

qui, la main droit< I m oie ai un l de VOtff

LA TRAGIOl'E AVEXTlh'E DU MIME PROPERCÉ

pi^l

rasoir, vient de se couper la gorge, chancelle et s'abat comme une niasse à vos pieds ? s

Soit que M. Marathon ne se .fût point mis dans la peau du personnage, ainsi que le mime l'y invitait, soit qu'il prjt.ce tour d'interrogation pour une simple formule de rhétorique, M. Marathon se tint coi...

et Properce poursuivit :

— Vous ne répondez pas, monsieur le juge, ce qui prouve que, le cas échéant, vous auriez été plus épouvanté encore que votre serviteur... Eh bien ! dans l'épouvante que j'éprouvai à me trouver, subitement et sars préparatifs, en face d'un aussi horrible drame, je crus devenir fou...

Oui, monsieur, n'en doutez pas... j'étais fou, encore que ma folie fût raisonnée, quoique déraisonnable...

— Vous pouvez parler clairement, pria M. Marathon..., ça ne vous engage

plus

a rien, vous

— Je veux dire, continua le mime, qu'à envisager froidement cette situation — à distance — je reconnais aujourd'hui que le sens commun le plus élémentaire m'ordonnait d'appeler l'hôtelier, de lui dire la vérité et de la faire constater ofnciellement...

M. Marathon et M. Percevent approuvèrent d'un hochement du chef.

— D'accord, dit Properce. Mais si j'avais agi ainsi c'est au nom eh ce même sens commun que, vraisemblablement, vous m'eussiez chargé de toutes les suspicions, accablé de toutes les preuves à priori. . . Ma femme fût intervenue et son ignorance des faits n'eût fait que fortifier vos plus vraisemblables soupçons...

L'inexplication, pour elle, de ce voyage à Dieppe eût été une charge écrasante . . .

écrasante ! De son côté, M. Maxime Haubourg eût aggravé encore vos soupçons... de son ignorance... Et de l'ignorance à la certitude il n'y a qu'un pas ! et ce n'est point ce pas emi vous eût été embarrassant ci franchir, monsieur le juge !

Et je compris instantanément, en une seconde d'horrifiante folie, à la seconde où je devins fou, si vous préférez à la seconde où j'agis comme un fou, qu'entre ce que me dictait le sens commun et ce que le sens'commun vous obligerait à croire, il y avait contradiction absolue, ît que, pour ma sauvegarde personnelle, entrevue dans un éclair de lucidité, le mieir- était d'agir déraisonnablement !...

Oui, je dis bien un éclair de lucidité... Je vis, dans cet éclair, Madeleine, ma femme, ignorante, rentrant à cet instant... Je vis

DEVEN1H KOU ( P. 7&).

.a Tragique aventure du mime vroperce ^

l'hôtelier, ignorant, derrière elle... Je vis

M. Haubourg, aussi ignorant queles autres. . . et je vis la justice ignorante de toutes ces ignorances combinées... tous dressés devant moi seul qui savais — sans tout savoir, hélas ! Et je compris que j'aurais beau dire, avec tout le sens commun désirable, comment la chose s'était passée, que personne n'y voudrait croire... que personne n'y pourrait croire, et que ma défense ne serait qu'un grief de plus contre moi... Et je laissai ma folie agir, avec rapidité... Ah! si j'avais tout su, en cet instant, parbleu ! Si j'avais su que Mlle Haubourg nourrissait, à mon égard, les sentiments que nous venons d'apprendre, il est probable que ma folie eût agi en sens contraire...

— En sens contraire ? s'étonna M. Percevait qui suivait attentivement le raisonnement du mime... Que voulez-vous dire ?

— Je veux dire que ma folie, qui n'était qu'une forme de l'instinct de la conservation, fût probablement devenue, à L'opposé, une folie contagieuse de destruction, el que, pour me punir de u'avoù

éviter la mort de Mlle Haubourg, je L'eusse imitée, immédiatement, sans réflexion...

Il' I cela eût encore une lois simplifié Les choses! dit aaïvemenl M. Marathon.

Peut-être pas, car cela eû1 ouverl les poi tes à toute-. Les hypothèses... plus di rai sonnable i n< ore -i1"- les idées qui travei sèrenl mon cerveau, à cette munit'' ef-

: île...

ht o idée ' di manda M. P< rci vent.

( >\t erait diffii île,

a quarante huit heures d'intei valle, de

ttre en ordre. I l'ailleui \, elles

ut point d'ordre. Elles surgiri ni .

•il une -><•< onde, m'é< Labou ■ renl m'a

v, ugl uni , ( ommi • la \ u I ime

qui coulait abondamment de L'effroyable

La jeurn filL i tait tom-

bée à la renverse, sur le lit, et le coup qu'elle s'était porté avait été tellement violent et déterminé que la tête, presque retournée sur les épaules, ne tenait plus au buste que par la mince attache des vertèbres, déjà dessoudées, sous la violence excessive du coup... Instantanément, j'imaginai l'équivoque que la fameuse ressemblance pouvait créer, à mon bénéfice — l'équivoque que n'arriveraient jamais à comprendre, ni ma femme, ni M. Maxime Haubourg, ni vous, messieurs,., et je m'en remis au hasard de ce qui allait advenir !

Le mime s'essuya le front et, doucement, directement, à M. Marathon :

— N'est-ce pas au hasard, monsieur, que s'en remettent d'ordinaire les hommes, dans la plupart des circonstances qui composent la vie?... Et vous-même...

- Il ne s'agit pas de moi, une fois pour toutes, mais de vous... se rebiffa M. Marathon.

— Soit, dit Properce... C'est alors qu'avec une hallucination qui m'esl restée gravée au fond de la mémoire, j 'achevai de détacher la tête du tronc... ( >h ! pj^Hb vite sur ces horribles minutes !... I 'est alors qu'ayant dissimulé la tête dans ma valise, j'eus l'idée dernière de rendre l'équivoque plus indéchiffrable, si possible... J'eus l'idée de déshabiller le cadavre de

.Madeleine Haubouig, île la coucher dans le lit, dans mon lit, connue m vraiment sa

chambre < ùt iû être là,e\ qu'on fût venu l.i mrprendre, dans son sommeil, pour L'assassinei ,

Maxime Haubourg sanglotait. Properce lui dit

Pardonnez-moi ces di tails et « royez bien qu'à Les < voquei je souffre autant que vous !

!• t aptes ? interrompit M. Perce-

\ elll.

\|.m . ■... ( royez \ ous que K pui • <■ inventer des mots poui vous dm- l'hoi reui de la mut que j< pa • tai, aux i ôt< s de ma femme... dans le lu de Mlle Haubourj

g> LA TRAGIQUE AVENTURE DU MIME PROPERCE

réparé du cadavre, par l'épaisseur... d'un mur !... Xon !... non.... Ne me demandez plus lien... je ne saurais plus rien vous dire avec des mots !... Dix fois, "vingt fois, j'eus l'idée de revenir au sens commun, de me lever, de courir me livrer à la justice et de crier toute la vérité !... Mais la vérité, je l'avais déjà rendue insupportable, par ce commencement d'exécution !... Et je m'en remis, à nouveau, au hasard...

... Le lendemain matin, nous partîmes... Je croyais toucher à la fin de mon cauchemar ; je ne croyais pas être arrêté — tout en en conservant l'appréhension — à la descente du rapide. Et comme le sens commun avait repris le dessus sur ma folie passagère, j'avais combiné ma délivrance...

— Tiens, tiens! sourit M. Marathon.

— Oui, monsieur. Le fait d'avoir remis la valise aux mains de ma femme n'était pas une lâcheté, mais une précaution...

— Inutile ! nargua M. Marathon.

— Hé ! elle ne l'eût pas été si mon ai restation avait pu être retardée..

— Comment cela ?

— Libre, dans Paris, vous comprenez bien que j'eusse pu faire disparaître facilement, sans qu'on la retrouvât jamais... la tête — la tête et la preuve, comme vous disiez ce matin...

Et la tête disparue, me servant de l'ignorance de ma femme et de l'ignorance de l'hôtelier du Matelot Saxon, de l'ignorance de M. Haubourg et de la vôtre, messieurs — j'eusse défié qui que ce fût au monde de débrouiller l'équivoque — sans mon secours, avouez-le ! Ce qui m'accablait, tant que la tête

était présente ou pouvait l'être kt li grefki

— m'eût définitivement sauvé, une fois la tête anéantie à jamais ! Car vous n'auriez plus eu alors une seule et unique hypothèse, celle du crime commis par moi...

mais cent, mille... dix mille..., autant d'hypothèses que j'aurais voulu vous en susciter ! Avouez-le !

— De fait ! convinrent unanimement avocats et magistrats.

— Si bien que vous pouvez voir aujourd'hui, messieurs, la contradiction inouïe qui existe entre ces deux termes que vous confondez aisément : le sens commun et la vérité. En m'abandonnant au sens commun, vous n'eussiez pu imaginer qu'un fait vraisemblable, — comme vous l'avez

MT Ji l'NE VOIX NASILLARDE ( P. Sj)-

LA TRAGIQUE AVENTURE nr MIME PROPERCE

fait, d'ailleurs, — c'est-à-dire un mensonge. En i n .ussant ma folie jusqu'au bout. si la Sûreté L'eût permis — je vous aurais poussés à imaginer cent, mille, dix mille mensonges, entre lesquels vous n'auriez jamais pu choisir !... Et avouez encore, maintenant que vous êtes en présence d'une irréfutable réalité, — de la réalité qui n'est pas nécessairement la vérité, — que vous détenez, entre vos faibles mains, un pouvoir effrayant — effrayant, par l'usage que vous en pouvez faire !

— Haltedà ! objecta M. Marathon, ce

>as à vous à tirer la morale de cette satanée histoire...

Eh ! pourquoi donc ? repartit le mime Properce. Je ne récrimine aucunement contre les préventions dont je fus l'objet, de La part d'une justice que je dois respecter ; mais j'ai bien Le droit de remarquer que si, par hasard — et c'est quelque chose, le hasard, monsieui le juge, Mlle Amélie eût perdu <>u détruit ces lettres, si Mlle Amélie lût morte, emportant avec elle le 5e< iet de sa révélation, ou si, plus simplement, elle n'eut voulu rien révéler, pour obéir strictement aux dernières volontés de son amie... dites-moi ce qu'eût fait La pi tice que vous représentez si dignement, oi ce qu'eûl fait inconsciemment la justii e sinon une inju iti< e, et < onvenez qu'entre l'une et L'autre, aux mains des hommes, il y a a peim l'< pai seul d'une apparence.

( onnu ! < onnu ' dédaigna M. I ' vent Nous n'avon pa be loin de vos opinions subversives.

l 'ai dit < e que j'avais à dire, profi ra

le mime l'iop.-nc, ,-u s'm< Im.iul , faite • I <

que vou avez à faire, fe n'ai qu'un mol a ajoute i , à l'adn i le de M. Maxime Hau bourg : Qu'il me pardonne la profanation dont je me ni rendu i oupable poui i de, puisque c'est là mon m ni « rime '

Ali ' ji •. ou pardonne de grand i a m , mon p.m\ re .mn ' anglota le violon» elliste.

— Mon pauvre ami ! Vous l'appelez votre pauvre ami ! s'ébahit M. Marathon... Eh bien ! vous n'y allez pas de main morte ! Mais c'est à moi seul de voir si...

— Permettez ! insinua Me Aubin, le défenseur du mime, qui, coûte que coûte, voulait montrer sa facilité d'élocution... permettez ! Si mon client a commis le délit de profanation, en promenant de Dieppe à Paris l'épave tragique que nous savons, est-ce que l'agent Dieudonné n'a pas commis une identique profanation, en sens inverse, en la promenant également, sur le parcours équivalent, de Paris à Dieppe ?... Et ne venez-vous pas, monsieur le juge, d'absoudre l'agent Dieudonné ?

— Heu ! s'embrouilla M. Marathon, le mobile n'était pas le même.

Non, répliqua Me Aubin avec une pointe d'ironie, mon client dont vous êtes obligé de proclamer l'innocence, voulait sauver sa tête, et L'agent, vous aider à l'atteindre. C'est comme si, en excusant le chasseur, vous reprochiez au lapin de fuir.

— Le chasseur exerce un droit, monsieur ! dit sotte, lient le juge

Ht le lapin, un devoir ! conclut L'avocat.

I ''ailleurs, termina M. Marathon

radouci... je ne tiens pas plus (pie vous,

mou cher maître. et pas plus que M. Maxime Haubourg, à prolonger une affaire qui est close... désasti euse nent pour mon prestige, mais heureusement pour les intéressés. 1 1 , iv, ut amené à lui les deux feuilles,

le deux non lieu.

Et il i ongi dis L'assistance, en finissant

sur un mot paternel :

Allez, n iieui et madame Pro-

el que pareille aventure ne vous .n i ive plus !

... ,\n n , i« moins, policiei s, a\ ocats i" .n èrent différents soupii s, qui de iatis fat i ion, qui de soulagement . qui d'ennui n ni n Madi leine Propen e, en essaj ant ■ ttre d'aplomb sou canotiei , prit la parole

/./ TRAGIQUE AVENTURE DU M/ME PROPERCE

— Comme je n'ai pas le sou pour intenter une action en divorce... et que ça traînerait trop en longueur, je tiens à déclarer ceci, en toute loyauté... C'est que je ne pourrai jamais vivre, désormais, en compagnie d'un homme qui a été si près... de devenir un criminel !

D'un haussement d'épaules, sans répondre, le mime acquiesça.

Chacun s'évada du Palais de Justice vers la destination de son choix, cependant que les deux accusés étaient reconduits à la prison pour la levée d'écrou, formalité dernière qu'ils avaient également hâte de remplir et qui arracha à Madeleine ce cri de gaieté, — enfin revenue, après vingtquatre heures de transes :

— La dernière levée est faite !

Il pleuvait, il pleuvait lentement, sur la petite ville grise.

Et les trois inspecteurs de la Sûreté, en regagnant la gare, se dépitaient, penauds...

— Sont-ils bêtes, en province! Il n'y a que les parquets de petite ville pour déranger trois agents... exprimait Fleury.

— Et, sur un suicide banal, échafauder un crime à sensation, aggravait Dumoulin.

— Oui, fit Dieudonné, mais le plus drôle, dans cette histoire où chacun a dit son mot, c'est qu'il n'y en a que deux qui aient véritablement parlé pour dire quelque chose !

JE LUI TENDI8 I. \ MAIN ET TERMINAI : « JE SERAI HEURBU8B DE CAUSEE AVEC vols. PUISQUE SOUS NE .Sors &BVERRONS FAMAIS. » ( 1'. 90).

LA TRAGIQUE AVENTURE DU MIME PROPERCE <g

— Deux ? s'étonna Fleury.

— Oui, deux, riposta Dieudonné, le mime, dont le métier est de se taire — le mime et... La morte !

Il pleuvait, il pleuvait, l'embrun épaississant l'ennui morne des petites rues désertes.

Et M. Percèrent qui accompagnait M. .Marathon et le préservait de son parapluie, dit :

— Je crois que pour votre avancement... et pour la croix... monsieur le juge.

Ah ! c'est bien à autre chose que je pense, monsieur le procureur... Je pense à demander tout simplement mon changement...

— Hé ! pourquoi diable ?

Pourquoi ? Mais je vais être la risée as ! Jamais on ne me pardonnera d'avoir enlevé, à un population avide d'é, notions, un aussi beau sujet de causerie "...

il pleuvait, il pleuvait. Sur les quais, striés de rafales, près de l'estuaire, Made- Properce, qui avait gagné à sa déten tion une épouvantable migraine, marchait, seule et désemparée. Elle entra chez le pharmacien de la Grand-Rue, afin d'y a< heter d< l'antipyrine.

Ah ! non, s'éci ia le ni irehand de . i royanl à une résut te< tion de l'autre, voulez-vous fiche le camp, bois d'il i... 't plus vite '

... Madeleine aborda à l'hôtel du MaU lot Saxon pour v retenir une < hambre.

M. Pied, pa en< ore au < ourant de la libei té, la repoussa avec un ommaire.

En< or< I en< oie unel Ah ' non, met 1 1 '

Madeleine m'ont uffi ' Madeleine Propen e se rabat til lui le buffet di i itimi où M Piei I'-. Le

gérant , plu > au i ouranl de i e <|iul nommail le mouvemenl judii iaire, l'ai i ueillil une amabilité empn

— Une absinthe-anis, n'est-ce pas,

madame ?

— Parfaite. nent, répondit Madeleine. Et le gérant l'ayant télicitée, complimentée, insinua, en forçant la ration :

— ■ J'aurais quelque chose à vous proposer ?

— Proposez !

— Vous ne savez probablement pas 1 ('norme retentissement, dans notre petite ville tranquille, du crime mystérieux du Matelot Saxon ?

— Je m'en doute.

— Ce dont vous ne vous doutez guère, par exemple, c'est du désappointement qui va suivre... demain matin... lorsque La vérité vraie sera connue.

— Si ! si !

— Eh bien ! il est évident que, crime ou suicide, L'imagination du peuple, qui a rarement ici de ces distractions, est trop montée pour s'apaiser de sitôt, lu La véritable héroïne ne sera plus la suicidée, mais vous, vous seule, qui en êtes, en chair et

en os, la reproduction visible, pour ne pas

dire palpable. Votre réputation, depuis hier, est grande, par La ville "... et si vous vouliez accepter l'offre que j'ai à vous faire, je crois que cela vaudrait mieux pour vous qu'un engagement qu'on ne manpas de vous proposer dans Les bouisbouis du port !

- Et cet t. re ?

( e sei .m de trôner ici, chez moi, comme i aissière !..

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