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CHAPITRE

L'Excursion de M. Hoopdriver

Ceux-là seuls qui triment pendant

six jours sur sept, toute l'année, à l'exception d'une brève el bi illante pi i Iode d'uni quinzaine de belles joui nées d'été, connaissent l'exquise sensation que donnent les premières heures de \ acances.

Toute l'insipide e1 fatale monotonie qui vous entourail se dissipe soudain.

l >, chaînes tombenl de vos pieds.

Vous devenez, toul à la fois, maître de vous même et de toutes les heures qui font p. mie de ce premiei Ion d'oi ivi ti

Vous pouvez allei où il vou plaît .

ne dire à personne « monsieui ou ma dame », ne plu i avoû votre k\ ers d'habil hérissé d'épingles, vous pouvez aban donnei votre étei nelle jaquette noire et

)£ M. HOOPDRIVER €

porter la couleur que votre cœur préfère, enfin vous êtes un homme.

Vous rognez sur votre sommeil, et même vous écourtez les repas qui semblent empiéter sur ces moments exquis.

Désormais, inutile d'endosser, avant le déjeuner, un vieil habit pour épousseter, astiquer, mettre en bon ordre un magasin sans vie, derrière ses volets, et comme voilé par les housses nocturnes.

Plus de cris impérieux de : « Hoopdriver, dépêchons-nous! »

Plus de repas hâtifs, plus d'assommantes complaisances pour de vieilles femmes capricieuses! Et cela pendant dix jours de bonheur.

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