‹ Contes étrangesChapitre 54 sur 94 · AGRÉABLE (P · texte numérisé non relu

AGRÉABLE (P

r> L'ÉTRANGE AVENTURE

sur les ondulations du plateau qui montaient en vagues bleues l'une derrière l'autre, franchissant le Weald. jusqu'aux hauteurs indécises de Hindhead et de Butser.

Ses yeux d'un gris pâle étaient pleins de satisfaction et d'espoirs charmants.

Le lendemain il comptait parcourir la largeur de cette vaste vallée.

Il se crut seul en haut du 'donjon jusqu'au moment où il entendit derrière lui une voix qui disait :

— Eh bien, miss Beaumont, voici la vue.

Il y avait dans l'intonation un je ne sais quoi qui indiquait une intention de plaisanterie.

— C'est une exquise vieille ville, frère Georges, répondit une autre voix dont le timbre parut être familier à Hoopdriver.

Il tourna la tête et vit l'homme en marron et la jeune dame en gris qui regardaient dans un sens opposé; elle pencha vers son compagnon sa figure souriante et ajouta :

— Seulement, vous savez, les frères n'appellent pas leurs sœurs...

Tout à coup, elle jeta un regard pardessus son épaule et aperçut Hoopdriver.

— Au diable ! dit l'homme en marron,

haut pour être entendu, dès qu'il eut saisi la direction de ce regard.

M. Hoopdriver, prenant un grand air d'indifférence, regarda vers le Weald.

Belle vieille ville, n'est-ce pas ?

dit l'homme en marron après une pause pai faitemenl marquée.

N'est-ce pas? dit la jeune dame en

Nouvelle pav e

[mpo ible de se trouver seul où

qu'on aille, iii l'homme en marron, en

rdant tout autoui de lui.

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, i a quette devant elle.

Il y pensa quand il fut au bas du donjon.

Selon toute apparence ils avaient pour but de visiter la côte sud, tout comme lui. Aussi se lèverait-il de très bonne heure le lendemain, et irait-il très vite, afin de l'éviter, — c'est-à-dire de les éviter.

Il ne vint pas à l'esprit de M. Hoopdriver que miss Beaumont et son frère pourraient fort bien faire exactement la même chose, et, ce soir-là, du moins, il ne remarqua point 1 etrangeté de ce nom de miss Beaumont, donné par un frère à sa sœur.

Il aurait voulu être content du rôle qu'il avait joué dans ces. rencontres, mais il ne le pouvait pas, malgré la peine qu'il se donnait pour améliorer ses souvenirs.

Une fois encore et sans le vouloir, il tomba sur les deux touristes.

Vers sept heures environ il passait devant un magasin de blanc et de nouveautés et jetait un coup d'oeil furtif par-dessus les marchandises de l'étalage sur les employés accablés de besogne.

Il s'excusait lui-même de sa curiosité en cherchant à voir comment les commis s'y prenaient pour fixer les barres de laiton sur leurs comptoirs» et cela à un point de vue purement professionnel.

Bien entendu, les clients ne l'intéressaient qu'en seconde ligne et ce fut seulement au bout d'une minute qu'il

aperçut parmi eux.... la jeune dame en gris.

Il s'éloigna aussitôt de la fenêtre, et vit l'homme en marron debout au bord du ii"t toû <t occupé à le regarder, avec une expression fort singulière

M. Hoopdriver se retira tout absorbé pai If problème embarrassant de >avoù s'il devait se considérer comme un fléau qui hantait ces gens-là on si c'étaient eus ((m étaient pour lui-mi me un fléau

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DE M- HOOPDRIVER

M. HOOPDRIVER SE VOYAIT RENTRER DANS SON VILLAGE NATAL, EN COMPLET DU DIMANCHE, D'UNE

BONNE COUPE. IL AVAIT DES GANTS FINS ET MÉPRISAIT LES APARTÉS SILENCIEUX DES

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