‹ ContesChapitre 27 sur 32 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les mêmes, quatre domestiques en livrée de gala rose et vert-pomme à galons d'or et d'argent, armés de sabres et d'espingoles et accompagnés de six porteurs de torches tenant de gros gourdins à la main.

Les quatre domestiques et les six porteurs, en chœur. — Dicu soit loué ! Eufiu uous rctrouvous Son Altesse Sérénissime madame la princesse!

Madame la marquise et monsieur le duc sont en proie à ]a plus cruelle inquiétude. Que deux d'entre nous, un domestique et un porteur de torche, se détachent en avant pour aller rassurer ces nobles personnages, tandis que nous autres nous allons escorter Son x\.ltesse Sérénissimc madame la princesse jusqu'à son logis. (Un domestique et un porteur de flambeaux sen vont en courant.)

Arthur, à genoux. — Oh! ciel! votre Altissime Sérénissesse macesse la prindame... comment m' excuser?

Annunziata. — Vous excuser, beau cavaHer, et de quoi? De m'avoir sauvé la vie? Adieu, ne

m'oubliez pas. (Elle lul donne sa main à baiser.)

Arthur. — Ciel! que vois-je? Un bézoard! C'est la dame au sou et à l'œillet rouge. Je suis un homme perdu : je suis entre les mains d'une princesse vénitienne !

(Annunziata, suivie de son cortège, va s'embarquer dans une gondole qui s'éloigne sur le Grand Canal au bruit d'un orchestre mélodieux caché ù bord.)

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