‹ Contes féeriquesChapitre 2 sur 51 · POUR CÉLÉBRER LES FÉES PARISIENNES · texte numérisé non relu

POUR CÉLÉBRER LES FÉES PARISIENNES

Titania, je serai ton héraut^

Fée aux yeux bleus rêvant au bord de Vonde!

Oui, moi rimeur, écolier de Marot^

Je montre ici la Demoiselle blonde

Qui va menant la danse vagabonde.

Mais je la mêle à ce peuple infini

Que nous ont peint Balzac et Gavarni.

Lorsque, le soir, ses foules étouffées

Prennent le frais devant chez ToiHoni,

Pa7is est plein du sourire des Fées.

Loi'sque la lune, ainsi quua blanc Pierrot, Parmi l'azur montre sa face ronde, La Fée alors, ô mon aïeul Perrault!

Tord ses cheveux dont le bel or l'inonde, Et, comme une autre, elle va dans le monde. Pour amuser le sultan rajeuni Quand la musique au rêve indéfini A noti'e oreille arrive par bouffées^ En écoutant quelque Paganini Paris est plein du sourire des Fées.

vin BALLADE.

Dans les jai^dins, sous un ciel de Corot y Le sein jonché des perles de Golcondcy Pour suivre Amour, le subtil archerot, Elles s'en vont parmi V herbe profonde Ou sous leurs pas la violette abonde.

Auprès d'un couple avec ferveur uni Leur troupe folle en^e en catimini^ Encourageant, rieuses coryphées, Le divin chant qui nest jamais fini.

Paris est plein du sourire des Fées.

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