‹ Contes;Chapitre 15 sur 56 · CONTI'S ni. ItOCCVCF · texte numérisé non relu

CONTI'S ni. ItOCCVCF

.le liouvi' ini'iiif mil' (',s|i(''(i' de consolation dans les pcisrcnlions odienscs (|n(' mon travail ma attirées, |inis(|iic, selon la r('inar(|uc des lionnncs sages, il n'v a filière (|uc les auteurs sans talent cl sans mérite (|u'on laisse c^n repos.

Croiriez-vous, mesdames, (|ne jdusieurs de mes eriti(|ucs me l'onl un nime de vous tiduver aimaldes, et (|u'ils soutiennent qu'il n'y a aucun honneur à Muis amuser, à vous plaiic. el a ctdéhrer vos charmes? Rien n'est cependant plus vrai. D'autres, plus circous|)ecls, prétendent ipi'il ne convient nullement à nu honmie de mon àf;e de se livrer à de send)lahles liajiatelles, et ipu^ ce n'est ipi'à des jeunes ^l'us toni au |ilus (pi'il appartient de causer si loiifitemps de fialanterie et de vous l'aire la cour. Ouelques-uns, i'eignanl de s'intéresser à ma réputation et à ma jt^loire, disent que je ferais beaucoup mieux d'aller avec les Muses sur le Parnasse que de perdre le temps avec vous. Quelques auties, moins prudents et plus aigres, n'ont pas craint de dire qu'au lieu d'employer le temps à composer des niaiseries, je devrais j)lutôt songer à amasser de quoi vivre. Il y eu a (|ui, j)our décrier mon travail et le dépriser à vos yeux, ont cherché à vous persuader (pu' les événements que je vous ai racontés se sont pas-és d'une autre manièi'e, el (pi'ils sont devenus inéconnaissahles sous ma plnnie.

(i'est ainsi, mesdames, <jue, pendant que je travaille pour vous, l'envie me poursuit de tous côtés sans aucun ménagement; mais Dieu sait avec quelle patience et quel courage je su|)porte ses sifflements et ses morsures, lorsqu'il s'agit de vous plaire! Quoiqu'il n'appai'tienne qu'à vous de me défendre avec succès, je ne crois cependant pas devoir garder le silence dans cette occasion. Ce n'est pas (jue je veuille répondre en forme, et traiter mes ennemis comme ils le mériteraient ; non, une réponse courte et sans préparation me suffira pour les mettre à la raison; encore même m'épargnerai-je ce soin, si je ne craignais qu'ils ne prissent mon silence pour un effet de ma timidité. Mais avant de répondre à Mucinie de leurs critiques en |)articulier, permettez que je raconte une nouvelle (pii cadre avec mon sujet ou ne peut pas mieux. Je ne l'achèverai point, cl n'eu rapporterai (|u'une partie, pour (pi'on ne la mette point au rang de celles (pii vous sont spécialement consacrées, ,1e m'adresse à mes censeurs.

nUATRIÈME JOURNKE. 213

Page 1