‹ Contes historiquesChapitre 2 sur 8 · SI · texte numérisé non relu

SI

— Je veux qu'on m'obéîase à l'instant ! ^ Dans Tabsence de mon père, je suis le chef de la famille, je suis l'aîné, je veux qu'on m'obéisse, je vous dis !

Celui qui disait ces paroles avec un ton arrogant, la voix impérieuse et le poing fermé, prêt à frapper celui qui aurait osé s'opposer à sa volonté, était un enfant tout au plus âgé de huit ans, promenant autour de lui de^ petits yeux enfoncés dans une tête trop énorme pour appartenir à un corps aussi petit, bien que gros et trapu ; cet enfant regardait alternativement,

^ Je yeux qu'on m^obéisse à Tinstant, I will be obêyed this very moment.

2 promenant autour de lui de, çlaneinff around Mm with.

38 œNTES HISTORIQUES.

tout en^ menaçant, une petite fille et un tout* petit garçon, que la crainte avait fait se tapir' dans un coin d'un gothique et somptueux salon.

— Maintenant, ajouta le premier garçon, que mademoiselle vienne s atteler à cette corde et me serve de cheval.

Puis, comme la petite ne répondait pas, il ajouta :

— Eh bien, on ne m'obéit pas ! ...

— Choisis un autre jeu, Bertrand, répondit la petite fille, d'une voix tremblante, tu me fais toujours mal* avec ton fouet à ce jeu-là.

— J'ai dit celui-ci, je veux celui-ci, dit Bertrand en tapant du pied à terre.

Eh bien, celui-ci ne me plaît pas, à moi !

répliqua la petite, prenant son parti.^

— Tu raisonnes,® je crois ! s écria Bertrand ; et ce mot fut suivi d'un violent coup de poing appliqué sur les épaules de la petite fille, qui poussa un cri de douleur.

— Tais-toi, ou je recommence ! lui dit-il, le poing levé.

> tout en, whilê, ' tout, guile,

s ayait fait se tapir, had eaused io croueh.

A tu me fais toujours mal, pou alwayi huri me. ^ prenant son parti, making up her mina, « Ttt raisonnei, you arguâ.

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