‹ ContesChapitre 133 sur 193 · Celle qui, dans le couvent, a la garde de l'argent · texte numérisé non relu

Celle qui, dans le couvent, a la garde de l'argent

«92 QUAÏRIEMli PAUTIK.

Frapper avec ses mains pesantes.

On ouvre: on est surpris. On le maudit d'aboid,

Puis on voit que c'est un trésor.

Les nonnains s'éclatent de rire.

Toutes deux commencent à dire, Gomme si toutes deux s'étoient donné le mot :

(( Servons-nous de ce maître sot ;

11 vaut bien l'autre; que t'en semble? » La professe^ ajouta : « C'est très-Lien avisé. Qu'attendions nous ici? Qu'il nous fût débité De beaux discours? Non, non, ni rien qui leur ressemble. Ce pitaud2 doit valoir, pour le point souhaité

Bachelier et docteur ensemble. »

Elle en jugeoit très-bien : la taille du garçon,

• Sa simplicité, sa façon,

Et le peu d'intérêt qu'en tout il sembloit prendre,

l'aisoit de lui beaucoup attendre.

C'étoit l'homme d'Ésope; il ne songeoit à rien ;

Mais il buvoit et mangeoit bien ;

Et, si Xantus l'eût laissé faire,

11 auroit poussé loin l'airaire^

1. La religieuse professe, c'est-à-dire celle qui avait prononcé des vœux.

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