‹ ContesChapitre 70 sur 193 · A .a grande tasse, à la mer · texte numérisé non relu

A .a grande tasse, à la mer

-4. La Fontaine joue sur le mot ouailles, qui peut s'appliquer figuré-

L'ABBES>E. 16S

Une passa, puis une autre, et puis une', Tant qu'à passer s'entre-pressant chacune, On vit enfin celle qui les gardoit Passer aussi : c'est en gros tout le conte. Voici comment en détail on le conte.

Certaine abbesse un certain mal avoit,

Pâles couleurs nommé parmi les filles ;

Mal dan^'ereux, et qui des plus gentilles

Détruit l'éclat, fait languir les attraits.

Notre malade avoit la face blême

Tout justement comme un saint de carême ;

Bonne d'ailleurs, et gente*, à cela près.

La Faculté sur ce point consultée,

Après avoir la chose examinée,

Dit que bientôt madame tomberoit

En fièvre lente, et puis qu'elle mourroit.

Force sera que cette humeur la mange,

A moins que de... (l'a moins est bien étrange),

A moins enfin qu'elle n'ait à souhait

ment aux religieuses d'une abbaye. — Trente -sept vers, depuis Je le répète. . . jusqu'à : est d'ouailles encor, ont été supprimés dans l'édition de 1685.

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