Var. Édit. à part . En plein bureau
2. Qui fasse si bien que les juges opinent du bonnet, adoptent ses f'tnclusions tout d'une voix et sans opposition aucune.
v\r. Èdil. à part :
Qui fasse aller la chose du bonnet.
Les dii dernier<« vers ont été supprimés dans l'édition de 1685.
480 QUATIIIÈME PAUTIB.
Les gens du pays des fables
Donnent ordinairement
Noms et titres agréables
Assez libéralement^ ;
Cela ne leur coûte guère :
Tout leur est nymphe ou bergère.
Et déesse bien souvent.
1. On peut rapprocher du début de ce conte les vers de la able XXIV du livre XII :
Les reines des étangs, grenouilles, veux-je dire,
(Car que coûte-t-il d'appeler
l.ps choses par noms honorables ?) Contre leur bienfaiteur osèrent cabaler.
Voyez t. II, p. 368.
Boileau s'indigne contre ceuî qui s'avisent de
... Changer, sans respect de l'oreille et du son, Lfcidas en Pierrot et Philis en Toinon.
(Arlpûili'iue, II, 23.)
Horace n'y faisoit faute :
Si la servante de l'hôte
Au lit de notre homme alloit,
G'étoit aussitôt Ilie ;
C'éloit la nymphe Égérie;
G'éloit tout ce qu'on vouloit '.
Dieu, par sa bonté profonde,
Un beau jour mil dans le monde
Apollon son serviteur,
El l'y mil justement comme
Adam le nomenclateur,
Lui disant : « Te voili; nomme. »
Suivant cette antique loi,
Nous sommes parrains du roi.
De ce privilège insigne,
Moi, faiseur de vers indigne,
Je pourrois user aussi
t. Allusion aux vers suivants d'Horace, dont La Fontaine rend fidèlement la pensée :
Haec ubi supposuit deitram corpus mihi lœvo, Ilia et Egeria est : do nomeii quod libet illi.
( Lib. I, sat. Il, V. 125-126.)
Un auteur anonyme, dans un ouvraoje intitulé les Moyens de st guérir de l'amour, Conversations galantes, à Paris, chez Quinet, 1081, in-12, p. o5, a travesti ainsi ce passage d'Horace :
Une gn.seltj aisée a toute ma tonlresse, El dans les traiispmts dénies feux, Ello est pour iiDn cœur amoureux Une marquise, une com esse ; Je la nomme comme je veux.
-tSÎ QUATRIÈME PARTIE.
Dans les contes que voici; Et s'il me plaisoit de dire, Au lieu d'Anne, Sylvanire, Et, pour messire Thomas, Le grand druide Adamas, Me mettroit-on à l'amende ?
Non ; mais, tout considéré, Le présent conte demande Qu'on dise Anne et le curé S
Anne, puisqu'ainsi va, passoit dans son village
Pour la perle et le parangon ^
Étant un jour près d'un rivage,
Elle vit un jeun 3 garçon Se baigner nu : la fillette étoil drue*, Honnête toutefois; l'objet plut à sa vue. Nuls défauts ne pouvoient être au gars reprochés; Puis, dès auparavant aimé de la bergère, Quand il en auroil eu, l'Amour les eût cachés ; Jamais tailleur n'en sut, mieux que lui, la manière.
1. Honoré d'Urfé a composé une fable boccagère en vers non rimes, lolitulée la Sylvanire, ou la Morte-vive; quant au grand druide Adamas, c'esi un des principaux personnages de VAstrée, du môme écrivain.