LA MAIN PlRTyANTE
la main cria de loin : « Il ne m'a pas mangée, il m'a enterrée ! — Oh, le menteur ! va me la chercher! » Bientôt la main fut apportée.' «'Maintenant je vais te faire voir ton frère, sui^-m'oi ! » Et le pauvre enfant fut conduit dans la chambre souterraine : « Voilà ton frère! » lui cria le* sorcier, « il est en cet état pour avoir menti*! Tu vas être traité de même! » Puis il le suspendit à un crochet, ferma la porte et s'en alla. Bien des mois s'étaient passés, lorsqu'un jour le sorcier se mit en route une fois de plus pour aller trouver l'aubergiste. « Je vous apporte un message » dit-il en entrant, « de la part de vos enfants. — Vous les avez gardés tous les deux, vous ne les ramenez ni l'un ni l'autre ? — Ils sont résolus à ne plus revenir, il a fallu faire le voyage seul. — Pour me demander mon troisième enfant?» s'écria le malheureux père. «Vous ne l'aurez pas ! — Comment donc ? » dit le sorcier, « je venais vous proposer d'assurer le bonheur de votre plus jeune fils en me le confiant aussi. » Mais le plus jeune des fils de l'aubergiste lui dit à l'oreille : « Père, laissez moi partir, je découvrirai le mystère, j'en suis sûr, et je reviendrai. » Le père le laissa partir.
Comme les voyageurs arrivaient au palais du sorcier, l'enfant lui dit : « Je ne vois pas mes frères, qu'en avez-vous fait? — Ne crains rien, petit, tes frères sont en sûreté, tu les verras