‹ Contes ligures, traditions de la RivièreChapitre 124 sur 151 · l’épée royale · texte numérisé non relu

l’épée royale

selle ; « Je ne suis point venu pour délivrer une femme, mais pour prendre l’épée royale depuis trop longtemps inutile qui est ici. , A ces paroles la demoiselle devint un gros serpent qui se mit à suivre le prince, a Prends garde, prince, » dit la voix, « laisse tomber à terre un peu d’huile et tu verras. » Le prince obéit et le serpent s’enfuit aussitôt. Il continua son chemin et voilà qu’une seconde femme sous l’aspect d’un guerrier se présenta et le défia. Alors la voix lui dit : « Alban, oins ton épée d’huile, et quiconque, guerrier ou demoiselle, se présentera à toi, dans ce château, frappe-le avec; tu auras la victoire ! De retour touche-les tous de l’épée royale et fuis. » Le prince obéit et tout céda devant lui. Il monta les escaliers, entra dans une grande salle où l’épée royale était exposée sur de magnifiques coussins; s’en empara et redescendit. Arrivé sous le portique du château où gisaient ses victimes, il les toucha de l’épée royale et les vit ressusciter. Monté sur son cheval il fuit et la voix lui dit : « Prince, jette ton baril d’huile à terre et tu seras sauvé. » Ainsi il fit; toutes les grilles se fermèrent brusquement, mais il les avait dépassées; puis, suivant les traces d’huile qu’il avait versée, il parvint au palais paternel. Là l’attendaient tous les sujets de son père qui, en grande pompe, fêtèrent son arrivée et crièrent : « Vive celui

qui a su se sauver et rapporter Tépée devant laquelle rien ne résiste et ne résistera jamais. »

Conté par Amedeo Ma^:iolini,

tttttttttttttttttttî

Page 1