‹ Contes ligures, traditions de la RivièreChapitre 136 sur 151 · I . Oudou me ne ven, oiidou me ne sa · texte numérisé non relu

I . Oudou me ne ven, oiidou me ne sa

Carne de crestian l’e stætou in ca.

entendrez demain matin une voix vous deman- | der : Sur la feuille ou sous la feuille Vous.1 répondrez toujours : Sur la feuille; car si vous| disiez : Sous la feuille^ vous seriez perdu. » En € elïet, la voix se fit entendre le lendemain matin | et il répondit : « Sur la feuille. » Aussitôt il se 1 trouva transporté devant un grand et magnifique > portail tout resplendissant d’or et d’argent. Il ^ frappa et il entendit dire : « Qui est là? — Je j suis un pauvre jeune homme envoyé par le j Vent Boa. » A ce nom, le portail s’ouvrit avec } un grand fracas et une vieille excessivement '] laide, ébouriffée, en haillons apparaît sur le .4 seuil et le regarda bien, de la tête aux pieds. -/ Tout en se tenant à distance, le jeune prince | lui demande si elle ne saurait pas lui donner j des nouvelles des trois belles oranges et ajouta : S « C’est votre compère le Vent Boa qui m’envoie. — I Ah, mon pauvre garçon, » lui répond la vieille, 3 « mon homme, le Vent Bardin, va vous manger | dès qu’il arrive. » Alors le prince lui mit dans : la main beaucoup d’argent et lui dit : « Préparez-lui de quoi bien manger et bien boire et • appelez-moi ensuite. » La vieille satisfaite le / conduisit dans un souterrain et lui dit d’atteii- . dre. Au bout d’un moment le palais tout entier se mit à trembler; c’était le sorcier Bardin qui •' rentrait et qui en rentrant dit : (t Je sens une odeur que je connais, de la chair de chrétien a été

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