LA PLUIE DE MACARONIS
IL y avait, une fois, un mentonnais qui demeurait rue du Palmier. Il s’appelait Bartoiimé ^ et avait une femme idiote qui faisait son désespoir. Chaque matin, Bartoumé, avant de partir pour le travail, recommandait à sa femme de ne pas faire de sottises. Tous les samedis il mettait dans une armoire percée dans le mur le gain de la semaine. « Pour qui tout cet argent? » demandait la femme au mari. — C’est pour Aladjoii-louff ^ », répondait Bartoumé. Un jour, Bartoumé partit pour sa campagne; il devait y rester deux ou trois jours pour soigner et arroser ses citronniers. La femme restée seule