LE POT DE TERRE
magiqües en ajoutant : « Porte-moi dans ma maison avant le retour de la vieille. » Le lendemain elle suivit son mari lorsqu’il alla aux champs : « Tu resteras sur la mule, et moi je la conduirai, dit-elle; je me charge aussi de la pioche. » L’homme ne comprenait rien à cette conduite; mais il la laissa faire et la tint pour folle. Tout du long du chemin elle coupait toutes les racines qu’elle rencontrait. Apercevant enfin une racine plus grosse que les autres, d’un coup de pioche elle la coupa à moitié. La vieille sorcière en eut une jambe cassée. Arrivée à la campagne la femme expliqua tout à son mari et le soir, à leur retour, ils trouvèrent la vieille couchée. « Qu’avez-vous? » lui dirent-ils, tous les deux? Pas de réponse. Enfin, pressée de questions et comme la douleur augmentait, elle finit par avouer s’être cassé la jambe. « Et comment avez-vous fait cela; » dit la belle-fille. — « Tu oses me faire cette question, quand c’est toi qui es la cause de mon mal? — Ah, j’avais bien raison de me méfier de vous », cria la belle-fille, « je sais tout! Je vous ai imitée, j’étais dans le noyer lorsque vous et vos amis étiez réunis au-dessous. » Peu de jours après la vieille mourut des suites de sa blessure. Pendant ce temps, l’enfant du roi dépérissait à vue d’œil, les médecins ne pouvaient le guérir. Le roi promettait des ri-
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chesses à qui trouverait un remède pour guérir son fils. Alors la bru de la sorcière s’en fut dans les champs où elle fit provision des herbes voulues pour composer le remède. Puis, elle se présenta au palais et demanda à soigner l’enfant. Le remède fit son elfet. Le roi voulut gaider cette femme auprès de lui et lui donna une place dans son palais ainsi qu’à son mari.
Conté par Camillcla Aboou.
Comparer ; i3.