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LE ROI D’ANGLETERRE

Variante I.

IL y avait un roi qui, s’ennuyant dans son palais, partit pour la chasse. Vers le soir, un orage éclata et la foudre, tombant sur un arbre, effraya le cheval qui s’emporta et sépara le roi de sa suite. La nuit étant venue, il s’égara dans la forêt. Attachant alors son cheval à un arbre il monta sur la cime. Il vit, pour s’orienter, une lumière au loin vers laquelle il se dirigea aussitôt, et, arrivé à une cabane isolée, il frappa : « Entrez, » cria une voix à l’intérieur. Le roi poussa la porte qui n’était pas feriliée et entra. C’était une petite pièce qui seryaiEde cuisine et de chambre à coucher. Il y avait dans l’âtre un grand feu de branches sèches et sur une chaise une femme était assise : « Bonsoir, bonne femme, » dit le roi, « je me suis égaré; voulez-vous

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m’abriter pour une nuit? Vous ne vous en repentirez pas. — Soyez le bienvenu, » répondit la femme, « mais je n’ai que du pain à vous offrir. J’avais un œuf frais, je l’ai mangé. — Bonne femme, je suis le roi; puisque vous aviez des œufs vous avez une poule sans doute, faites m’en le sacrifice, je vous revaudrai cela. » La femme s’empressa d’obéir. Soudain on entendit ' un grand coup frappé à la porte. Tous deux s’élançant au dehors virent un enfant qui venait d’être déposé sur le seuil : « Prenez-le, la ^ vieille, )> dit le roi, a je veux être son parrain, et J vous en serez la marraine. Vous l’élèverez et q quand il sera devenu homme vous me l’enver- | rez. » Deux jours après, le baptême ayant eu i lieu, le roi quitta son hôtesse et son filleul, en i leur laissant une forte somme d’argent. ■;

Vingt ans après, un homme à cheval s’arrêtait •' devant la cabane et y entrait : «Je viens, » dit-il, | « de la part du roi vous réclamer son filleul. » La i vieille femme, chagrinée, ne répondit pas, mais 1 apporta des rafraîchissements au cavalier. En 1 ce moment, un beau jeune homme entra, une 'I cognée sur l’épaule. A la vue de l’étranger il È demanda qui c’était : « Je viens, » dit celui-ci, 9 « vous ordonner de vous rendre chez le roi, votre m parrain. » Là dessus, il raconta au jeune homme Ê ce qu’on savait sur son origine. « Etes-vous ■ chargé de m’escorter? — Non, je viens seule- M

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