LE PAYS DES BRIDES
ment elle? A mesure qu’il parlait la belle s’avançait près de son lit et lui dit : « Vous ne vous trompez pas, c’est moi. — Pourquoi m’avez-vous laissé dans l’ignorance? — ■ Parce que vous me battiez avant de partir pour la fête, , et que votre mère ne me permettait pas d’y aller. » Alors elle lui raconta son histoire et termina ainsi : « Puisque vous m’aimez, je resterai ici pour vous rendre la santé, et après nous nous marierons. » Le lendemain la mère trouva le malade beaucoup mieux, et il ne lui cacha rien. On laissa la filleule de la sorcière soigner le malade, et le jour qu’il fut guéri le mariage eut lieu.
Conté par Louisa Aprosio.
Comparer: i, 33. — Webster, p. i58. — Ortoli, 14. — Griinm, 65; I, p. 430. — Comparetti, 67.
PEQUELETOU
NE femme faisait, un jour, cuire des fèves
w dans un grand chaudron. Une mendiante se présenta à sa porte et lui demanda l’aumône : « Je ne puis rien vous donner étant très pauvre moi-même. — Pas autant que moi! » répondit l’autre. « Puisque vous avez quelque chose à cuire, donnez-moi un peu de ce qui est dans le chaudron, car je meurs de faim. — Ce sont des fèves, si je vous en donne une assiétée, ce sera autant de moins pour moi! » Alors la mendiante lui dit : « Eh bien, qu’elles deviennent autant d’enfants! » et elle s’en alla. Le feu s’éteignit et. il sortit du chaudron autant d’enfants qu’il y avait de fèves, tout petits, qui se réunirent autour de la femme en criant : (( Mère, mère, nous avons faim ! — Mon mari me tuera s’il voit toute cette bande; mais je vais